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24 décembre 2013

L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux - Nicholas Evans

RÉSUMÉ

Comment réagira Annie Graves, vedette de la presse new-yorkaise, lorsque Grace, sa fille unique de 13 ans et son pur-sang, Pilgrim, seront fauchés par un quarante tonnes sur route verglacée ?

Elle sera profondément bouleversée, et elle comprendra très vite que, pour sauver Grace, il faut empêcher le sacrafice de l'animal mutilé.

Alors, délaissant tout, elle va partir à la rencontre d'un homme qui possède un don mystérieux. c'est là-bas, dans la splendeur du Montana, qui vit Tom Booker, le ''chuchoteur'', celui qui comprend si bien les chevaux et si peu ses propres sentiments.



MON AVIS

Ça faisait un bon bout de temps que ce livre me tentait. Je m'étais procuré le film parce que lui aussi me tentait, mais je voulais lire le livre avant tout. Il est resté très longtemps dans ma PAL (beaucoup trop longtemps) ! C'est fille-de-lecture qui m'a proposé une lecture commune et je n'ai pas hésité avant d'accepter. Bon, on a dû repousser la date à deux reprises, je pense, mais, on a pu enfin le lire toutes les deux ! ^^

Eh bien, je dois dire que ce premier roman de Nicholas Evans m'a beaucoup plu ! C'est une magnifique histoire, très touchante, qui m'a mise les larmes aux yeux à de bien nombreuses reprises. Je n'ai pas eu de coup de coeur, mais ce fut une belle lecture, qui m'a émue. Nicholas Evans, en plus de nous offrir une histoire inoubliable, nous apprend une très belle leçon de vie, que je vous invite fortement à découvrir en lisant ce roman.

Déjà, dès le début, l'auteur n'hésite pas à nous plonger dans l'action et à nous faire vivre des événements qui viennent chambouler la vie des personnages, en particulier celle de Grace et de sa maman, Annie. On peut donc dire que ce roman est rempli d'émotion du début à la fin. Cette fin, d'ailleurs m'a fait pleurer comme pas possible... Je ne m'y attendais pas, je dois dire.

Un autre point positif de ce roman, c'est le dépaysement total que j'ai pu ressentir en parcourant les pages. On se retrouve dans le Montana, dans un ranch. Les paysages décrit par l'auteur semblent être sublimes et m'a franchement donné le goût d'y être. Les chevaux prennent aussi une grande place dans cette histoire et ça m'a beaucoup plu, car j'adore ces animaux, que je trouve très majestueux et tellement intelligents.

Du côté des personnages, j'ai eu parfois de la difficulté avec ceux de Grace et Annie, mais pas tout le temps. N'empêche, j'ai beaucoup aimé les voir grandir. Elles apprennent petit à petit et c'est beau de les voir évoluer. Et, je dois bien l'avouer, plus on apprenait à connaître Tom Booker et plus je craquais pour lui ! Bah oui, les cowboys me font craquer ! ;-)

Bref, vous l'aurez compris, ce fut une très bonne lecture, même si le coup de coeur n'a pas été au rendez-vous. L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est une magnifique histoire, des plus touchantes et magnifiques. C'était le deuxième roman de cet auteur que je lisais et que j'ai apprécié, ce ne sera donc pas le dernier non plus !

Je vous invite donc, en terminant cet avis, à cliquer sur le lien en dessous pour aller lire l'avis de ma copinaute fille-de-lecture, qui a tout autant apprécié cette lecture que moi. Merci à toi pour la proposition de lecture
commune ! =)

« Moi, je crois que c'est ça l'éternité [...]. Rien qu'une longue suite de ''maintenant''. Et je pense aussi qu'il est bon de s'efforcer de vivre un moment à la fois, sans trop se soucier du passé ni du futur. »


Pocket - 436 pages

3 décembre 2013

Une femme fuyant l'annonce - David Grossman

RÉSUMÉ

Ofer, mon enfant, nous irons ensemble à la frontière palestinienne. Tu rejoindras le camion militaire et je partirai sans me retourner. Je marcherai sur les chemins de Galilée, avançant toujours, jusqu'à ton retour. Je n'irai pas seule. Avram, mon amour de jeunesse, sera avec moi. Je lui parlerai de toi, de tes colères, tes silences butés, ton sourire et tes sanglots. Ofer mon enfant, reviens-moi.









MON AVIS

 Il y a quelques semaines, ce titre de David Grossman était proposé pour les partenariats du vendredi sur Livraddict. La couverture a tout de suite attiré mon regard (j'en reparlerai plus tard). J'ai donc pris le temps de lire le résumé qui m'a beaucoup plu. Le style utilisé m'a interpellé. J'avais l'impression de lire un poème, rempli d'émotions, à l'état pur. J'ai donc postulé et, comme vous l'aviez sans doute compris, j'ai été sélectionnée.

Ça m'a pris quand même plusieurs pages avant d'entrer dans le roman. Je ne retrouvais pas le style de la quatrième de couverture. Le récit était très brouillon, parfois incompréhensible. Bien qu'on sentait une espèce de mélancolie entre les lignes (ce qui me plaisait beaucoup), je n'arrivais vraiment pas à accrocher à l'histoire et encore moins aux personnages. Je me suis même demandée à un moment si je n'allais pas abandonner ma lecture (ce que je n'ai jamais fait avec un partenariat...), d'autant plus que c'est quand même un bon pavé ! J'ai tout de même persévéré et j'y ai trouvé quelque chose qui, somme toute, me plaisait, malgré quelques points négatifs.

Tout d'abord, le style. Comme je le disais précédemment, le style, au début est assez brouillon, mais passé le premier ''chapitre'' (je mets chapitres entre guillemets, car ce roman n'est pas vraiment séparé en chapitres normaux, avec des nombres), le style devient plus raffiné, si je puis dire. Je n'ai toutefois pas accroché autant que je le pensais à celui-ci. Oh, il va sans dire qu'il me plaisait parfois beaucoup ! Un style poétique, rempli d'images et d'émotions, bref un style à couper le souffle. À ces moments-là, j'étais charmée, presque hypnotisée... Mais voilà, les nombreuses (pour ne pas dire très nombreuses...) digressions de l'auteur venaient très vite rompre le charme, malheureusement. Le récit partait souvent dans les souvenirs d'Ora, pour revenir au moment présent, sans indications. J'ai tout de même fini par m'y habituer, même si je n'ai pas été totalement subjuguée au final. Mais une chose est sûre, l'auteur à su très bien décrire ou plutôt, nous faire ressentir, le climat d'une guerre. En fait (et c'est seulement maintenant que je m'en rends compte), on la ressent partout dans le récit, parfois ce sont les personnages qui en parlent, mais souvent, elle est omniprésente, elle est partout, sans être directement là... C'est difficile à exprimer !

Maintenant, parlons personnages. Je dois dire que j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à les cerner ! Ora m'a même parfois vraiment déplu, tellement son tempérament m'énervait... Mais je ne parlerai pas des personnages individuellement, car j'ai ressenti la même chose pour chacun d'entres eux. En fait, avec le recul, je me dis que les gens étant les mieux placés pour comprendre Ora, Avram, Ilan et les autres sont ceux qui vivent tous les jours avec un climat de guerre les entourant et ayant des enfants enrôlés dans l'armée. Je n'ai pas d'enfant et aucune guerre ne vient troubler mon quotidien. Je pense que c'est pour cette raison que je ne suis pas arrivée à comprendre parfaitement l'histoire et ce que pouvait ressentir les personnages.

Je reviens, avant de terminer mon avis, sur la couverture. Comme je le disais, celle-ci m'a interpellé dès le premier regard. Je ne sais pas... je trouve cette image magnifique. En noir et blanc, nous y voyons deux silhouettes devant un grand étendu d'eau (une mer, sans doute). Parfois, une image nous touche, sans raisons. On peut la regarder pendant plusieurs minutes, sans jamais s'en lasser. C'est mon cas avec celle-ci.

Au final, mon avis semble plutôt mitigé, mais pour être honnête, je ne pense me souvenir de ce roman bien longtemps. Certes, le style en vaut tout de même amplement le détour et je me rends compte que depuis que ma lecture est terminée, j'ai pensé beaucoup à cette histoire particulière. Malgré cela, je pense que les nombreuses parenthèses de l'auteur dans le récit et le fait que celui-ci ne soit pas vraiment structuré d'une façon conventionnelle, m'ont déstabilisé et m'ont empêché de pleinement apprécier cette histoire. Je disais que j'avais eu du mal à cerner les personnages, mais en fait, c'est l'histoire au complet, que j'ai eu du mal à cerner ! J'ai eu l'impression de faire face à quelque chose d'immense et d'être trop petite, pas assez mature pour y faire face, pour tout comprendre... C'est assez fascinant, comme sentiment, je n'ai pas souvent ressenti cela lors d'une lecture !

Je termine donc mon avis en remerciant Livraddict et les éditions Points. Merci pour votre confiance ! Et merci de m'avoir permis de découvrir ce roman de David Grossman.

Points - 781 pages

29 octobre 2013

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

RÉSUMÉ

Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis -, a connu un tel succès. Mais comment est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C'est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.




MON AVIS

Ça faisait un petit bout de temps que je désirais lire ce roman, ce classique de la littérature américaine. Ce fut dans le cadre d'un mini swap que je l'ai reçu, offert par fille-de-lecture. Mais c'est dans le cadre du challenge Livra'deux pour Pal'Addict, 6e édition (fait avec Bouquinons), que je l'ai enfin lu ! Et ce fut une excellente découverte ! Certes, le coup de coeur n'était pas au rendez-vous (sans aucune raison valable, je l'avoue), mais ce fut une excellente lecture, très agréable.

Tout d'abord, parlons du style de l'auteur. Fabuleux et délicieux à lire. Un style abordable, pour tous, qui nous pousse et lire et lire encore plus de pages. Cela fait en sorte que l'on ne s'ennuie jamais (ou presque), malgré les quelques digressions du personnage principal, qui revient dans ses souvenirs d'enfance.

Justement, parlant souvenirs d'enfance... J'ai particulièrement apprécié la façon dont Lee Harper a construit son histoire. En utilisant la voix de Scout, qui selon ses souvenirs, nous conte l'histoire de son enfance, l'auteur a su rendre son histoire encore plus intéressante ! Avec la candeur de Scout, l'histoire s'en trouve, selon moi, allégé quelque peu. Et comme le dit si bien le résumé : « Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance ». Effectivement, c'est bien le cas, en plus de parler de plusieurs autres sujets intéressants (entres autres, le racisme). Mais malgré tous ces sujets sérieux, le personnage de Scout est drôle ! Et ça, c'est très appréciable.

De plus, dans Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, nous y rencontrons des personnages magnifiquement bien construits et plus qu'attachants ! La petite Scout, bien entendu, mais aussi son grand frère Jem et leur ami Dill, mais aussi une ribambelle de voisin tous plus attrayants les uns que les autres, y compris Boo, le voisin ''invisible'' mais pourtant omniprésent, pendant pratiquement tout le roman. Et surtout, surtout, Finch. Finch fut, pour moi, un personnage fort marquant. J'ai apprécié la relation qu'il entretenait avec ses deux jeunes enfants. Je l'ai senti un peu effacé, mais tout de même très présent, d'une manière subtile. J'ai trouvé que l'amour qu'il ressentait pour ses enfants était très fort, même s'il le démontre, au fond, pas de manière si évidente que cela.

La vérité qui émane de ce bouquin est d'une touchante réalité. Malgré le fait que plus de 80 ans nous sépare de l'époque où se situe cette histoire, on se sent tout de même concerné par le sujet principal du bouquin : le racisme. Certes, on n'est pas en 1930, mais n'empêche, ce bouquin est parfois encore d'actualité, malheureusement...

Pourquoi n'ai-je pas eu droit au coup de coeur ? Je l'ignorais lorsque j'ai terminé ma lecture, et je l'ignore encore quelques semaines plus tard, lors de l'écriture de cette chronique. Je peux tout de même dire que j'ai beaucoup aimé cette lecture, pour toutes les raisons citées plus haut. Ce fut un réel plaisir de découvrir enfin ce roman tant renommé qui selon moi est un roman à l'écriture, aux sujets et même à l'âme intemporels, qui mérite amplement le détour.

Le Livre de Poche - 434 pages

1 octobre 2013

Le mariage d'un ange - Denis Couture

RÉSUMÉ

Le jour de leur mariage, la limousine de Yan et Sophie est victime d'un grave accident. Coupes de champagne brisées, robe blanche maculée de sang... Les polytraumatisés sont transportés d'urgence à l'hôpital Notre-Dame de Montréal.

Sur leur lit blanc, ils s'interrogent sur la vie, la mort, la passion... Bien décidés à aller au bout de leurs rêves - dussent-ils se transformer en anges - ils s'évadent pour se cacher dans une grotte près de la réserve indienne des Wendakes, près de Québec. Là, les amoureux se lient avec les indiens et leurs coutumes ancestrales, ils apprennent la communication des âmes, et surtout ils mettent tout en oeuvre pour profiter de leurs derniers instants de vie : s'unir.


MON AVIS

J'ai reçu ce petit bouquin dans le cadre d'un service presse avec les éditions Persée. Je n'en avais jamais entendu parler, mais lorsque j'ai lu le résumé, je me suis dit que cette histoire avait l'air pas mal...  C'était avant que je commence à lire... Je pense que c'est le premier partenariat/service presse auquel je n'accroche pas du tout... Je l'ai terminé par respect pour la maison d'édition, car j'avais déjà abandonné le précédent roman qu'ils m'avaient envoyé, mais sans cela, j'aurais probablement arrêté ma lecture, malgré le peu de pages qu'il contient...

Le livre ne fait que 126 pages, mais j'ai eu l'impression de lire un livre beaucoup plus gros, tellement j'ai passé de temps dessus et tellement l'histoire me paraissait interminable... La tenu du roman est sens dessus dessous, sans queue ni tête et j'ai été perdue à de très nombreuses reprises. Je n'ai pas apprécié le petit côté, disons ''surnaturel'' que l'auteur fait prendre à l'histoire. Habituellement, j'adore le surnaturel, mais ici, le hic, c'est que ça fait beaucoup trop cafouillis. J'ai levé les yeux au ciel à plusieurs reprises, car je trouvais certaines choses pas du tout crédibles.

De plus, les personnages ne m'ont pas accroché. Je n'ai pas vraiment apprécié leurs personnalités, que j'ai souvent trouvé froides et non attachantes.

Le style de l'auteur m'a aussi parfois perturbé... Je l'ai trouvé confus. J'ignore si c'est ce que l'auteur a voulu, car l'histoire en elle-même est déjà confuse, n'aidant pas le style de Denis Couture, je pense.

Et le comble ? La cerise sur le sunday, comme on dit ? La fin. La fin est tellement frustrante ! J'en aie pleuré de rage (oui,oui, c'est tout à fait vrai !) tellement la fin m'a mis en rogne. Je me suis dit ''tout ça pour ÇA !?!''. J'étais frustré pour le personnage, mais aussi pour moi, lecteur, qui se faisait pratiquement cracher cette fin au visage de cette façon-là ! ^^ Je suis ressortie de ma lecture pratiquement offusqué... C'est vraiment dommage, car ce petit bouquin avait du potentiel, mais j'ai eu l'impression que l'idée de base fut mal exploité, malheureusement.

Je termine tout de même cet article en remerciant les éditions Persée de m'avoir envoyé ce Service Presse. Merci pour votre confiance !

Persée - 126 pages

3 août 2013

Les hirondelles de Kaboul - Yasmina Khadra

RÉSUMÉ

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie et le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l'a quitté. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offris que des tragédies. Quel espoir est-il permis ? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...





MON AVIS

Je risque très fort d'attirer les foudres des gens qui ont beaucoup aimé ce roman, car... ce fut loin d'être mon cas ! Pas du tout, en fait. Certes, j'ai été répugné par la condition des femmes (qui ne le serait pas ?!?), mais pas moyen d'entrer dans l'histoire, ni même de m'accrocher aux personnages, malheureusement.

Je suis resté de marbre face aux événements que vivaient les personnages principaux et je déteste cela quand ça m'arrive, surtout pour un sujet aussi délicat et dramatique...


Je pense que le fait que je ne connaissais rien au conflit se passant à  Kaboul y est pour beaucoup. J'ai trouvé aussi que ça restait trop vague (du moins, selon mon souvenir... Car ça fait quand même un bout que je l'ai lu...). En 148 pages, on effleure le sujet pour se consacrer plus à la vie quotidienne et fatidique des protagonistes. Bref, je vais être franche, je me suis ennuyée ! En général, les avis sont plutôt bons pourtant... j'ai dû passer complètement à côté.

Le fait que je le commençais à reculons n'a pas dû aider non plus... J'étais en pleine panne lecture (c'est encore le cas d'ailleurs) et je savais que je m'embarquais dans quelque chose de trop... disons, sérieux, pour un petit mois de juin. Comme lecture estivale, il y a mieux ! ^^

Donc, je termine mon article maintenant, car contrairement à certaines fois, je n'ai rien d'autre à dire sur ce roman... Je l'ai vite lu, mais vite oublié, car je n'arrive déjà plus à me souvenir de certains éléments de l'histoire, malheureusement. Je me sens presque mal de ne pas avoir apprécié ce roman, surtout avec ce sujet si grave. Mais bon, j'ai L'attentat dans ma PAL, peut-être que l'auteur saura plus me convaincre avec celui-là !

Pocket - 148 pages

24 juillet 2013

Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin-Lugand

RÉSUMÉ

« Ils étaient partis en chahutant dans l'escalier. [...] J'avais appris qu'ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m'étais dit qu'ils étaient mort en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux. »

Diane a perdu brusquement son mari et sa file dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égaré dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. C'est peut-être en foulant la terre d'Irlande, où elle s'exile, qu'elle apercevra la lumière au bout du tunnel.

L'histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n'a d'autre choix que de faire avec.


MON AVIS

J'avais vu la couverture de ce roman un peu partout sur le web, et si le titre m'avait fait sourire, je n'avais jamais pris la peine de me renseigner un peu plus sur ce roman et encore moins de lire le résumé. Grossière erreur... J'ai reçu ce roman en service presse avec la maison d'édition Michel Lafon et lorsque j'ai lu le résumé pour la première fois, je me suis dit que ça pourrait être une histoire vraiment sympa à lire. Je ne m'attendais cependant pas à avoir un tel coup de coeur !

Agnès Martin-Lugand signe ici un roman bouleversant ! La mort d'un proche (ou de deux, dans ce cas-ci) est toujours un sujet qui me touche, car c'est une chose qui me fait affreusement peur... J'ai donc été totalement touché par ce que vit le personnage principal de cette histoire. Je n'avais même pas lu trois pages que j'étais déjà en larmes... Et je peux vous dire que des larmes, j'en aie eu beaucoup, beaucoup, pendant ma lecture. C'est fou comme l'auteur a pu réussir à me faire passer par toute sorte d'émotions ! Du rire aux larmes, en deux ou trois phrases. J'ai été touché, triste (vraiment triste parfois), j'ai ri, j'ai souri, j'ai été attendri... Bref, j'ai été atteint d'une ribambelle d'émotions divergentes pendant cette lecture. La preuve, je dois écrire cet avis petit par petit, car je ressens encore les serrements au coeur que j'ai pu avoir pendant ma lecture...

Du côté des personnages, j'ai beaucoup aimé celui de Diane, bien entendu. J'ai eu l'impression de vivre les mêmes choses qu'elle et par le fait même, je me suis sentie proche de cette femme esseulé, qui perd tout ce qui compte le plus pour elle... J'ai aimé suivre son ''rétablissement'', j'ai souffert avec elle, j'ai pleuré avec elle. Bref, c'est un personnage qui m'a beaucoup touché. Quant au cher Edward.. Ouff, ça, c'est le genre de personnage masculin pour lequel je craque beaucoup trop facilement ! Sinon, on retrouve aussi le personnage de Félix, qui selon moi est un peu trop stéréotypé, mais qui malgré tout, m'a fait rire à de nombreuses reprises. Bien entendu, on découvre aussi plusieurs autres personnages secondaires, qui laisse un baume sur le coeur de Diane et sur le nôtre en même temps.

Un gros plus de l'histoire, aussi, c'est sans contredit, l'Irlande. Je n'y ai jamais mis les pieds, mais c'est un pays qui m'a toujours attiré et j'ai beaucoup aimé m'y retrouver avec Diane. Vivre un peu, à travers les pages du livre, l'ambiance de cet endroit, ça m'a franchement donné encore plus le goût d'y aller.

Sinon, je dois l'avouer, malgré un fabuleux coup de coeur, la fin de l'histoire m'a légèrement déçue... Non, en fait, ce n'est pas qu'elle m'a déçue, mais j'aurais espéré une fin différente de celle-ci. Certes, celle que j'espérais aurait été pas mal trop happy-end et prévisible, mais que voulez-vous, je suis comme ça ! Par contre, avec le recul, je dois dire que la légère déception s'est atténuée et que cette fin ouverte laisse tout de même le droit à notre imagination de prendre le dessus, ce que je ne me suis pas gêné pour faire ! Cette fin est tout de même remplie d'espoir, selon moi.

Je remercie donc de tout coeur Christine Péninou des éditions Michel Lafon (Canada), qui m'a fait parvenir ce premier roman d'Agnès Martin-Lugand. En ouvrant les premières pages de ce bouquin, j'ignorais totalement dans quoi exactement je m'embarquais. En refermant, les dernières pages, j'en avais presque le souffle coupé, tellement ce roman avait pu me toucher droit au coeur et me prendre aux tripes. Si Agnès Martin-Lugand écrit un autre roman un de ces jours, je n'hésiterai pas à le lire, oh non !


Michel Lafon - 253 pages


27 juin 2013

Auprès de moi toujours - Kazuo Ishiguro

RÉSUMÉ

Jadis, Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l'idée qu'ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelle raison les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s'autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Une histoire d'une extraordinaire puissance, au fil de laquelle Kath, Ruth et Tommy prennent peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n'a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d'adultes.



MON AVIS

En premier lieu, c'est le film qui a attiré mon attention. Lorsque j'ai appris qu'il était en fait une adaptation du roman de Kazuo Ishiguro, je n'ai fait ni une, ni deux, j'ai ajouté le roman à ma wish-list, dans le but de le lire avant de voir le film. C'est lors du swap Adaptation cinématographique que j'ai fait avec isallysun que j'ai reçu le roman. J'étais bien contente, car l'histoire me paraissait prometteuse et j'avais pu voir de nombreux avis positif sur la blogo.

Malheureusement, ce ne fut pas vraiment mon cas... J'ai réussi à embarquer dans l'histoire au début et à me dire que oui, effectivement, c'était bon (sans être transcendant, ceci dit). Mais plus le livre avançait et plus je m'ennuyais royalement. Du début à la fin, ce ne sont que les souvenirs de Kath, sur son enfance à Hailsham avec Ruth et Tommy, ainsi que sur leur ''vie'' d'après. Il ne se passe pour ainsi dire... rien.

J'ai eu beaucoup de difficultés avec le genre que l'auteur a voulu utiliser. Il y a un côté contemporain dramatique, ça, c'est certain, mais j'ai aussi senti que l'auteur avait voulu y intégrer une petite touche de science-fiction (d'ailleurs, l'adaptation cinématographique est classé dans ce genre), mais c'est tellement mal exploité, selon moi, que ça rend le roman trop brouillon, comme si l'auteur avait voulu aborder le sujet, mais c'était ravisé sans toutefois corriger ce qu'il avait écrit... Bref, ça ne m'a pas particulièrement plu. Plus j'avançais dans ma lecture et plus je trouvais cet aspect de l'histoire plutôt bâclée. Je ne sais d'ailleurs même pas si je devrais le classer ou non dans cette catégorie...

Un autre aspect qui m'a empêché d'apprécier cette histoire : les personnages. Plutôt sympathique au début, certains m'ont presque rendu folle au fil de ma lecture. ^^ De un : Ruth. J'ai détesté ce personnage. Je l'ai trouvé tellement hypocrite, à jouer comme ça, avec les sentiments des gens, avec leur amitié. Une vraie peste. De deux : Kathie. Personnage qui ne m'aurait pas dérangé, si elle avait eu le bon sens de remettre Ruth à sa place. Non, elle réagit comme une vraie marionnette et se laisse faire. Comme si Ruth était une personne indispensable à sa vie... Le personnage de Tommy est celui qui m'a le moins dérangé. J'ai cependant fini par le trouver... je ne sais pas... mou.

Beaucoup ont vanté le côté touchant de l'histoire... j'ai passé à côté, je pense... Certes, les sentiments décrit par Kath peuvent être touchants, sauf... Si on ne s'attache pas aux personnages ! J'ai eu l'impression de suivre trop protagonistes, qui ne ressentent rien, un peu comme des robots... Je n'ai pas ressenti ce côté touchant, émouvant, du fait, je pense, que l'histoire est trop lente, trop longue. Il n'y a pas d'action et j'ai malheureusement fini par m'ennuyer et avoir franchement hâte de terminer de lire ce roman, pour passer à autre chose.

Toutefois, je tiens à souligner que l'écriture de l'auteur est tout de même très jolie. Ce n'est rien d'exceptionnel, mais ça se laisse quand même assez bien lire et pour cette raison, j'ai pu tourner les pages de ce roman assez rapidement, même si l'histoire a, comme je l'ai dit précédemment, fini par m'ennuyer...

Bon, j'avoue avoir peut-être été un peu dur, avec cette chronique. Mais j'avoue aussi avoir été déçue par cette histoire. J'en attendais beaucoup. Les critiques ont souvent été dithyrambiques, la mienne fera exception. Comme il m'arrive quelquefois d'aimer l'adaptation d'un roman que je n'ai pas particulièrement aimé, il me tarde de découvrir le film, que je vais m'empresser de regarder bientôt, je pense (j'attendais d'avoir écrit ma chronique sur le roman avant de m'y mettre ^^). Je me donne encore une dernière chance pour apprécier cette histoire ! Je vous en redonne peut-être des nouvelles ici éventuellement. ;)

Fides - 441 pages

5 juin 2013

Les âmes grises - Philippe Claudel

RÉSUMÉ

Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s'étaient refermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourde traçaient des cercles. Elle semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
« C'est peut-être enfin la paix... hasarda Grosspeil.
- La paix mon os ! » lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette.


MON AVIS

C'est le nom de l'auteur qui m'a fait acheter ce roman. Je ne connaissais pas du tout le titre, mais comme je voulais découvrir l'écriture de Philippe Claudel, je l'ai pris (d'autant plus qu'il n'était vraiment pas cher !). Si je l'ai sorti aussi vite de ma PAL, c'est parce que nanet, lorsqu'elle m'a taguée au mois d'avril, me proposait une lecture commune et comme nous avions ce roman en commun dans nos PAL, nous avons décidé d'y aller avec ce titre. Alors, qu'en aie-je pensé ?

Eh bien, mon ressenti sera plutôt négatif, je pense, malgré un gros côté positif... Je m'explique : l'auteur ici use d'une magnifique plume. Son style est vraiment très beau et nous donne envie de découvrir la suite de son histoire... Cependant, le texte part tellement souvent dans tous les sens, pour aller vers un autre sujet et puis pour revenir plus tard sur le sujet précédent et ainsi de suite. Ça m'a fortement dérangé, car j'ai trouvé que ça coupait le récit. Ça m'a tout bonnement empêcher d'apprécier cette histoire. Il y avait tellement de coupures sur un sujet ou sur un autre, que j'ai souvent soupiré en me disant que ça n'avait pas de bon sens, que l'histoire paraissait trop décousue à cause de cela.

Et on ne peut pas dire que cette histoire est vraiment joyeuse... Philippe Claudel nous plonge dans un village de France (il me semble) durant la seconde guerre mondiale. Ce petit village est cependant ''épargné'' par la guerre, même si les combats se passent près de chez eux. Les habitants entendent tout de même les coups de canon. Cela crée une ambiance froide et pesante qui est présente durant tout le bouquin et pour ce côté, on peut dire que Philippe Claudel a réussi son pari, car on le ressent très bien !

Je m'étais attendu à ce que le livre tourne autour de la mort de la petite fille, mais en fait, pas du tout ! En fait, on suit les pérégrinations (autant physiques que mentales...) d'un personnage dont on ignore le nom durant tout le bouquin. Ce personnage nous parle de la vie de certains habitants et autres personnages secondaires durant tout le bouquin. Et au final, ça ne se termine pas bien pour personne... C'est assez déprimant comme livre, je dois dire. Le fait que je ne me suis pas attaché à aucun des personnages ne m'a pas aidé à apprécier ce petit bouquin, malheureusement.

Donc, au final, je n'ai peut-être pas apprécié globalement l'histoire de Les âmes grises, mais l'écriture de l'auteur m'a tout de même donner envie de découvrir d'autres de ses romans, par exemple, La petite fille de monsieur Linh.
- nanet -

Le Livre de Poche - 280 pages

24 mai 2013

Les pages de notre amour - Nicholas Sparks

RÉSUMÉ

« Je suis un homme ordinaire, et j'ai mené une vie ordinaire. Aucun monument ne sera élevé à ma mémoire, et mon nom sera vite oublié. Mais j'ai aimé de tout mon coeur, de toute mon âme. »

Telles sont les paroles de Noah. Allie et lui se sont connus alors qu'ils n'avaient encore que quatorze ans et depuis l'amour n'a jamais cessé de les unir.
Cinquante ans ont passé. À présent, Noah veille sur Allie atteinte de la maladie d'Alzheimer. Lorsqu'elle ressent les premiers symptômes, elle lui fait une demande particulière : évoquer et revivre leur propre histoire...




MON AVIS

Je le dis d'emblée, je suis une fan absolue du film, que j'ai vu à de très nombreuses reprises (et avec lequel j'ai dû passer une boîte de mouchoirs à chaque visionnage... ^^), c'est donc tout naturellement que j'ai voulu lire le roman, car je suis aussi une fan absolue des histoires de Nicholas Sparks, qui me font toujours rêver. J'ai profité du fait que mes copinautes Hedyuigirl et Roxinelle organisaient une lecture commune pour m'inscrire et enfin le lire, car il était quand même dans ma bibliothèque depuis 2010 et pour être franche, je ne pense pas que je l'aurai lu de sitôt, malgré le fait que j'adore le film... Eh bien, ma lecture de ce roman n'aura pas pris de temps, car je l'ai englouti ! Par contre, je ne vous le cacherai pas, j'ai été quelque peu déçue... Je m'explique.

En fait, c'est très simple, c'est la fin qui m'a déçue. Toute l'histoire m'a beaucoup, mais vraiment beaucoup plu. J'ai ressenti toutes les émotions que je ressens habituellement lors de la lecture d'un roman de Nicholas Sparks. Joie, peine (avec un nombre incalculable de larmes, bien entendu), petit papillon au ventre, serrement de coeur, etc. L'histoire de Les pages de notre amour est magnifique, l'un des plus belles romances que j'ai pu lire (et voir). Tout, mais absolument tout m'a plu dans ce roman, sauf... La fin. Juste parce que je la compare à celle du film, qui ma foi, me fait pleurer comme une madeleine. Personnellement [Spoiler]je trouve ça beaucoup plus touchant, plus tragique, j'irai même jusqu'à dire, plus romantique, que Noah et Allie meurent en même temps [Fin du spoiler]. Mais je le dis tout de même, C'EST une belle fin. J'ai juste eu la fâcheuse (et inhabituelle) tentation de comparer les deux fins, celles du livre et celle du film de Nick Cassavetes. Je ne fais jamais cela, mais je ne sais pas pourquoi cette fois-ci, ça m'a fait ça. Sans doute, parce que le film se retrouve dans mon Top 10 des romances et que je l'ai vu très souvent.

Du côté des personnages, rien à redire, sinon que, comme toujours, j'adore la façon dont Nicholas Sparks les travaille. J'ai apprécié (que dis-je, j'ai adoré !) suivre l'histoire d'amour de Noah et Allie. J'ai eu un faible pour Noah (Meuuuh oui, je suis faibleuuuh ! ^^ Et en plus, j'adore ce prénom). J'ai trouvé leur relation tellement crédible, mais aussi tellement belle et romantique. J'en parle maintenant, quelques semaines après avoir lu le roman et j'en aie encore des palpitations ! ^^

J'ai ressenti tellement fort les émotions de Noah, lorsqu'il conte son histoire, autant les beaux moments, comme les moins bons, lorsqu'ils sont plus âgés et qu'Allie ne peut se souvenir de lui, à cause de la maladie d'Alzheimer. C'est tellement déchirant !

La façon de décrire les événements les lieux et les personnages de Nicholas Sparks me plaît à tout coup. Il a un don, je pense, pour arriver à m'accrocher, même si parfois ses histoires se ressemblent sous certains aspects. Ce fut encore le cas avec cette histoire.

C'est drôle les sentiments que j'ai pu ressentir en terminant ce livre. J'avais l'impression de trahir l'un de mes auteurs préférés, parce que je n'ai pas (pour la première fois ceci dit et dernière, je l'espère bien) apprécié la fin d'un de ses romans, tandis que la fin du film me plaît beaucoup plus. Oui, oui, je suis comme ça ! ^^

Mais bon, au moins, j'ai pu profiter pleinement du reste de l'histoire, car, il faut le dire, c'est une magnifique histoire d'amour, de celle qui m'arrache des larmes (et même parfois des sanglots ^^) à tout coup. Sans cette fin, j'aurais eu un autre coup de coeur pour l'un des romans du talentueux Nicholas Sparks. Ceci dit, je ne regrette absolument pas d'avoir pu découvrir le premier roman de cet auteur. Et même si cette fin ne m'a pas plu, monsieur Sparks me prouve encore une fois qu'il a du talent et que je vais continuer de lire ses écrits. =)

« Mon coeur était prisonnier, pris au lasso par un poète sudiste, et je savais au fond de moi qu'il avait toujours été à toi. Qui étais-je pour mettre en doute un amour qui chevauchait des étoiles filantes et qui rugissait comme des vagues qui se brisent ? »


Pocket - 362 pages
v.f. de ''The death of bees''

23 mai 2013

Le doux venin des abeilles - Lisa O'Donnell


RÉSUMÉ

« Aujourd'hui, c'est la veille de Noël. Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Aujourd'hui, j'ai quinze ans. Aujourd'hui, j'ai enterré mes parents dans le jardin. Personne ne les regrettera. »

Dans la banlieue morne de Glasgow, vivotent Marnie et sa petite soeur un peu dérangée, Nelly. Après la mort brutale de leurs parents, elles ont décidé de poursuivre leur vie comme si de rien n'était, bien que chacune d'elle soupçonne l'autre de les avoir assassinés. Personne ne semble se douter de leur sort, mis à part Lennie, l'homme au passé louche qui vit dans la maison d'à côté. À force de les observer à travers la haie, il finit par les prendre sous son aile.
Au fil des mois, amis, voisin et autorités - sans compter le dealer du coin qui en a toujours après leur père - commencent à se poser des questions. Et un mensonge en entraînant un autre, Marnie et Nelly s'embourbent dans une aventure qui risque de leur coûter très cher.



MON AVIS

Je ne connaissais ni l'auteur, ni le titre, mais lorsque Michel Lafon Canada a organisé un concours sur sa page Facebook, j'ai participé, parce que le résumé m'intriguait et que je trouvais la couverture jolie. Vous l'aurez deviné, j'ai gagné ! C'est toujours plaisant de gagner un livre et lorsque je l'ai reçu, je me suis promis de ne pas le laisser attendre trop longtemps dans ma PAL. J'ai bien respecté ma promesse, je l'ai lu seulement quelques jours après l'avoir reçu.

Eh bien, somme toute, c'est une histoire assez agréable à lire. Je n'ai pas eu de coup de coeur, je ne pense pas relire ce livre non plus un de ces jours, mais j'ai tout de même passé un bon moment de lecture avec cette histoire rocambolesque. Car oui, on peut dire que les deux jeunes soeurs, Marnie et Nelly vivent des choses assez étonnantes merci !

Ceci dit j'ai beaucoup apprécié la manière dont Lisa O'Donnell nous conte son histoire. Étape par étape, comme si on apprivoisait les personnages principaux et secondaires, une page à la fois (c'est cette impression que j'ai eu, du moins !). On a droit ici à plusieurs personnages, blessés par la vie, autant les deux jeunes soeurs, que le voisin Manny ou même le dealer du quartier. Lisa O'Donnell arrive à les réunir dans un seul récit et par le fait même à nous toucher avec leurs histoires plutôt dramatiques. Comme s'ils étaient faits pour se retrouver et s'entraider. C'est cette partie de l'histoire qui m'a le plus plu, l'évolution des personnages. L'un aide l'autre, qui lui en aide un suivant. J'ai beaucoup aimé cet aspect !

Le langage utilisé par Marnie, peut être un peu déstabilisant au début, mais au fil des pages, on finit par s'y habituer et je pourrais même dire que son vocabulaire s'améliore, du moins, j'en ai eu l'impression. Le langage de Nelly est aussi très spécial pour son âge, mais de même que pour Marnie, on finit aussi par s'y habituer. J'avoue avoir eu un peu de difficultés aussi, au début, avec le changement de personnage à chaque chapitre, je devais souvent prendre quelques secondes pour replacer un peu le personnage, surtout avec Marnie et Manny, car les deux prénoms se ressemblent. Cela m'a donc pris quelques pages avant d'embarquer complètement dans l'histoire de Le doux venin des abeilles. Mais ensuite, cela s'est fait doucement, graduellement et à bien y penser, malgré l'aigreur, si je peux dire, qu'on retrouve en grande partie du roman (surtout du côté de Marnie), j'ai eu l'impression de le terminer... dans la douceur du miel !

Donc, le gros plus de ce bouquin, ce sont les personnages, en particulier leurs évolutions, durant tout le roman. Ce n'est pas une histoire transcendante, ni même assez bonne pour être relu (du moins, de mon point de vue), mais une fois bien installé dans le récit, on suit l'étonnante histoire de Marnie et Nelly avec attention. On veut savoir la suite, ce qui va bien pouvoir leur arriver et on leur souhaite que du bien, car elles n'ont pas eu la vie facile, ces deux gamines. Je dirai donc que Lisa O'Donnell nous offre ici un roman qu'on pourrait qualifier de doux-amer... Bref, une histoire bien plaisante à lire !

Michel Lafon - 362 pages
v.f. de ''The death of bees''

8 mai 2013

Le pianiste (The pianist)


Réalisé par : Roman Polanski
Avec : Adrien Brody, Thomas Kretschmann...

SYNOPSIS

Durant la Seconde Guerre mondiale, Wladyslaw Szpilman, un célèbre pianiste juif japonais, échappe à la déportation mais se retrouve parqué dans le ghetto de Varsovie dont il partage les souffrances, les humiliations et les luttes héroïques. Il parvient à s'en échapper et se réfugie dans les ruines  de la capitale.


MON AVIS

J'avais déjà tenté de lire le roman, il y a exactement un an, écrit par Wladyslaw Szpilman lui-même. Mais je dois l'avouer, comme ça faisait quelques livres de ce genre que je lisais, j'avais beaucoup de mal à embarquer dedans et j'avais surtout besoin de lire quelque chose de léger pendant cette période (ce qui n'est pas le cas de cette histoire, il va sans dire), je l'avais donc abandonné. J'avais cependant gardé l'idée de voir le film, car les éloges sur celui-ci sont très nombreux. C'est le Chapelier Fou qui me l'a tiré au hasard, pour mon Spécial film d'avril. Ça tombait très bien, puisque je devais aussi le voir pour deux de mes challenges Sériebox 2013. J'ai donc fait d'une pierre deux coups !

On ne peut pas vraiment dire qu'on aime voir ce genre de film... Ce n'est certainement pas le genre de film qu'une fois vu, on se dit : « Oh wow, c'était bon ! Je le reverrai n'importe quand ! ». Non, c'est le genre de film qu'on voit juste une fois (du moins, dans mon cas), pour se rappeler, pour garder en mémoire les juifs qui ont souffert le martyr sous le courroux d'Hitler, même si on ne fait pas partie de ce peuple qui a vécu la misère. C'est le genre de film qui est un peu (beaucoup) désagréable à voir, parce qu'on voit le plus mauvais côté du genre humain. Même si vers la fin, nous avons droit à un vrai geste beau et humanisme de la part d'un soldat allemand (je n'en dis pas plus, vous le verrez par vous-même).

Roman Polanski nous épargne la ''vie'' (on ne peut décemment pas dire que c'était une vie...) des juifs dans les camps, nous montrant que celle dans le ghetto de Varsovie et par la suite, la fuite de Wladyslaw Szpilman. On fait, c'est ce personnage (qui a réellement existé) que l'on suit du début à la fin. On peut dire que malgré tout, cet homme a été chanceux (chanceux dans sa malchance, disons).

J'ai grimacé à plusieurs reprises, j'ai pleuré, j'ai été outré, choqué (la scène où les allemands font descendre des familles de leur immeuble et les font courir est l'une de celles qui m'a vraiment marqué...). Mais comment pouvait-on faire ce genre d'atrocité à d'autres êtres humains ? C'est tout bonnement inimaginable...

J'ai cependant trouvé qu'il y avait quelques longueurs...Mais avec le recul, je pense, que ces longueurs étaient peut-être nécessaires pour bien nous faire ressentir l'attente de Wladyslaw Spilzman. Une attente longue et remplie de peur et d'incertitudes.

Du côté des acteurs, j'ai apprécié leur jeu, surtout celui d'Adrien Brody, même si parfois, je le trouvais moins crédible (je n'aurais probablement pas eu cette impression si j'avais vu le film en VOSTF, ceci dit...). Il nous offre toutefois des scènes mémorables, remplies de douleur et d'intensité.

J'ai beaucoup aimé l'image de ce film, dans des tons sombres, qui représente très bien les événements de cette Deuxième Guerre mondiale. Cela donne parfois des scènes rempli de froideur. La musique est aussi bien intégré, même si je dois avouer qu'elle ne m'a pas plus marqué qu'il faut, sauf dans les séquences où Wladyslaw joue du piano, bien entendu.

Comme je n'ai pas terminé le livre, je ne peux dire si c'est une bonne adaptation, mais somme tout, c'est une très bonne réalisation de Roman Polanski, que je vous suggère pour se souvenir, pour garder en mémoire tous ces gens qui ont souffert.


Vu aussi pour le top 100 et le mini-challenge Sériebox drame 2013

7 mai 2013

Le cherche-bonheur - Michael Zadoorian

RÉSUMÉ

Avis de recherche : Ella et John Robina, couple de citoyens américains à la retraite, vus pour la dernière fois au volant de leur camping-car le Cherche-bonheur, aux abords de Détroit. Si vous avez des informations, merci de contacter au plus vite leurs enfants au numéro qui suit...

Après une longue vie et soixante ans de mariage, la santé chancelante et la mémoire qui flanche, Ella et John savent que leurs jours d'autonomie sont comptés. Si John ne se souvient plus nécessairement si on est mardi ou jeudi, il peut encore encore. Ella le «Kidnappe» donc, avec une seule idée en tête : partir une dernière fois à l'aventure. C'est le début d'un périple extraordinaire...



MON AVIS

J'avais entendu beaucoup de bien de ce roman. Alors, quand je l'ai trouvé pour pas trop cher, dans une petite bouquinerie de livres d'occasion où je vais quelquefois, je n'ai pas hésité et je l'ai pris. Ça faisait d'ailleurs un an environ que je l'avais dans ma PAL (c'est fou parfois, comme des livres peuvent y rester longtemps... J'en aie, je pense, de 2008... Mais ça, c'est une autre histoire ^^) et c'est le Chapelier Fou lors de mon tirage d'avril qui me l'a sorti pour le spécial PAL.

J'avoue avoir été un tout petit peu déçue, surtout avec le recul. Je m'attendais à être beaucoup plus touché que ça. Je l'ai été, certes, mais pas autant que je m'y attendais. Je pense que ce qui m'a empêché d'être complètement touché par cette histoire, c'est le fait que je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages. J'ai trouvé qu'il y avait une espèce de barrière, entre Ella et le lecteur (en l’occurrence  moi ^^, parce que ce n'est sans doute pas le cas de tout le monde...). Mais bon, j'ai tout de même aimé cette histoire, malgré ce petit bémol.

Le cherche-bonheur est somme toute, une très belle histoire, qui donne envie de vivre notre vie à fond, avant qu'il ne soit trop tard. Ella et John (surtout Ella, en fait) malgré leur bobos (gros bobos, quand même, avec l'alzheimer et le cancer...) et les interdictions des médecins et de leurs enfants, veulent faire leur dernier voyage, en traversant une partie des États-Unis, en empruntant une ancienne route, la 66, pour finalement se rendre à Disneyland, en Californie. Avant de mourir, Ella a décidé qu'elle ''kidnappait'' son homme et qu'il devait s'y rendre, malgré leurs difficultés. Ça donne envie de partir sur un road trip aux États-Unis, mais aussi, comme je disais, de vivre sa vie à fond, de vivre ses rêves. Les deux protagonistes nous offrent des moments forts, des moments cocasses, mais aussi des moments touchants. Je ne vous cacherai pas que la fin est vraiment très touchante et m'a même fait verser quelques larmes.

Petite parenthèse : je pense sincèrement que ce roman ferait un excellent film, avec des paysages à couper le souffle. Ce serait un excellent road movie, qui nous ferait visiter plusieurs États américains, agrémenté d'une belle histoire, celle de John et Ella.

Donc, malgré quelques petits bémols qui ont fait que j'ai été un peu déçue, ce livre reste tout de même une très belle histoire à lire. Elle fait rire, pleurer, tout en nous plongeant dans une réflexion sur la vieillesse et sur l'importance de vivre ses rêves, ses envies, avant de n'être plus capable de le faire. Ella fait fit de cette ''règle'' cependant, et décide d'en vivre un dernier, malgré le fait que son mari et elle ne sont peut-être plus très apte à faire ce voyage. Si vous aimez les road trip en livre, je pense que ce bouquin pourrait vous plaire, car Michael Zadoorian nous décrit très bien les paysages des États visités par Ella et John. Peut-être ce roman vous donnera-t-il, à vous aussi, l'envie de partir sur un road trip...

Fleuve Noir - 248 pages
v.f. de ''The leisure seeker''


28 avril 2013

Hate list - Jennifer Brown

RÉSUMÉ

C'est moi qui ai eu l'idée de la liste.
Je n'ai jamais voulu que quelqu'un meure.
Est-ce qu'un jour on me pardonnera ?

C'est ce que pense Valérie, effondrée après un drame inexplicable survenu au lycée. Son petit ami, Nick, a ouvert le feu dans la cafétéria, visant un à un tous les élèves de la liste. Cette fameuse liste qu'ils ont écrite pour s'amuser et où figurent ceux qui étaient odieux, lâches, méprisants dans l'établissement. Maintenant, ils sont blessés ou morts. Et Nick s'est suicidé, emportant son secret pour toujours. Mais Valérie elle, est toujours là, enfermée dans une bulle de questions sans réponses. Jusqu'au matin, où elle se lève et quitte sa chambre pour retourner au lycée...


MON AVIS

Je vous avertis tout de suite, ce livre m'a remué... Il m'a mise toute à l'envers, sans que je sache exactement pourquoi. Mon avis sera sans aucun doute assez croche et brouillon et ne représentera sans doute jamais ce que j'ai pu ressentir... Parce que je ne sais tout simplement pas comment formuler le tout. C'est dur de donner son avis sur cette histoire !

Bon, au début, j'ai eu un peu de difficultés à embarquer dans l'histoire. Le roman est construit de telle sorte que l'on ne sait pas tout dès le début, ce sont des extraits de journaux ou des retours dans le passé de Valérie qui remet les choses en place. C'est justement cette dernière partie qui m'a empêché d'embarquer dès le début dans le roman. Ça m'a mélangé de sauter du présent au passé, sans qu'on le sache, parfois même sans séparation de chapitre. C'était dur parfois de se retrouver. Mais j'ai fini par m'y habituer et peu à peu, par embarquer totalement dans l'histoire.

En lisant ce roman, j'ai eu une multitude de sentiments contradictoires qui sont apparu en moi. Je ne vous mens pas, il m'est arrivé à plusieurs reprises de pleurer vraiment beaucoup, sans pouvoir m'arrêter. Je trouvais certaines choses complètement révoltantes et d'autres tellement touchantes. J'ai été bouleversée à plusieurs reprises par certains événements, mais aussi par certains sentiments ou façon de réagir de Valérie.

Ce n'est pas juste une description de la tragédie, c'est le pourquoi, le comment, le avant, le après... Ça nous fait comprendre peut-être certaines choses sur les gens qui décident de faire ce genre de truc. Ça n'excuse en rien le geste, loin de là ! Mais j'ai eu mal pour Nick, malgré ce qu'il avait fait (l'un des sentiments contradictoires dont j'ai parlé précédemment)...

J'ai eu un mal fou aussi à comprendre la réaction de son père... Est-ce parce que Valérie était trop jeune qu'il n'arrivait pas à la croire ? Pourquoi réagir ainsi face à son propre enfant ? J'ai été affligé par les choses qu'il arrivait à lui dire, alors que sa jeune fille, la seule chose dont elle a besoin, c'est d'amour et de réconfort. Par contre, j'ai beaucoup aimé la relation qui se construit tranquillement pas vite avec son psychologue. J'ai apprécié la façon dont cet homme voyait les choses, de même que j'ai appréciée la façon dont Jessica tente de comprendre Valérie et la manière dont elle l'accueille près d'elle. C'est une autre partie de ce roman qui m'a touchée.

Ce que je retiens le plus de ce livre, c'est que, malgré un sujet dur, l'auteure est arrivé à me donner envie de vivre encore plus, de voir que malgré les épreuves, tout est possible. J'ai aussi apprécié sa façon de ne pas mettre de tabou, d'y aller avec les vraies choses, les vrais mots. Certes, ça m'a parfois déchiré, ça m'a fait chialer comme pas possible, j'ai été touchée, dégoûtée, révoltée, mais ce livre m'a fait réfléchir, beaucoup. C'est fou, en écrivant ma chronique, je revis certains sentiments que j'ai éprouvé pendant ma lecture, en moins intense, mais quand même.

Donc, malgré un début un peu long, avec lequel j'ai eu beaucoup de difficultés à embarquer complètement dans l'histoire, ce roman est venu me chercher. C'est une histoire poignante, qui m'a parfois donné l'impression que le coeur allait me déchirer, tellement les événements que vivaient Valérie me touchaient. Je ne sais d'ailleurs toujours pas pourquoi j'ai été autant bouleversée (et je ne le saurai sans doute jamais, ceci dit). Cette histoire donne une autre vision, de l'intérieur, de ces tragédies dont ont été victimes beaucoup de gens, encore plus ces dernières années. Malgré le recul, l'histoire de Nick et Valérie me fait encore réfléchir... C'est donc un excellent roman, qui touche et fait réfléchir. Je pense qu'il ne fait pas hésiter à le lire.

Albin Michel - 389 pages
v.f. de ''Hate list''

12 avril 2013

La couleur des sentiments (The help)


Réalisé par : Tate Taylor
Avec : Emma Stone, Viola Davis, Octavia Spencer...

SYNOPSIS

Eugenia est une jeune journaliste blanche qui cherche à recueillir les témoignages positifs et négatifs de domestiques noires afin de publier un livre. Personne ne veut lui répondre : le climat des années 1960 au Mississippi n'étant pas toujours propice à ce genre de confessions. Elle arrive tout de même à convaincre Aibileen, qui est toujours amère après la mort de son fils, et Minny, qui a la réputation de répondre à ses employeurs. Au fil des rencontres, une amitié se forge entre ces trois femmes qui devront affronter les réactions mitigées de leur entourage.


MON AVIS

Quelques minutes après avoir terminé la lecture du roman du même titre de Kathryn Stockett, je me suis jetée sur le film, que je devais aussi voir pour mes challenges sériebox 2013. Je m'attendais à une bonne adaptation, et ce fut bel et bien le cas ! Je me répète dans mes avis sur les adaptations, mais encore une fois, ce n'est pas parfait. Quelques détails ont été enlevés et d'autres ajoutés. Certains points auraient peut-être mérité d'être un peu plus travaillé, mais je demeure sincèrement satisfaite de cette adaptation.

Avec La couleur des sentiments (autant en livre qu'en film), nous avons droit à un sujet touchant, mais aussi très frustrant. Les droits des Noirs dans les années 60. En regardant ce film (ou en lisant cette histoire), on est touché, mais on ressent aussi de la frustration. Pourquoi juger une personne noire ? Qu'ont-ils de différents de nous, à part la couleur de leur peau ? Rien. Nous sommes identiques et tous différents, en même temps. À égalité. Mais on sait tous que ce ne fut pas toujours le cas et qu'encore aujourd'hui, ça arrive. Mais avec cette histoire, oui, on ressent de la frustration face aux situations et face à certains personnages, mais j'ai aussi senti une vague d'espoir.

Le gros plus de ce film, c'est les trois actrices principales, selon moi. Emma Stone est une actrice que j'apprécie de plus en plus, et elle prouve encore une fois qu'elle a du talent. Elle nous offre une très bonne performance dans la peau de Skeeter, la jeune blanche qui décide d'écrire un livre sur le travail des bonnes. Viola Davis, quant à elle, nous joue une Aibileen tout en douceur, mais aussi en aigreur, après la mort de son fil et les conditions de son boulot. Et la dernière et non la moindre, Octavia Spencer, qui interprète Minny,  la bonne ayant la plus grande gueule de l'histoire (et pas toujours à son avantage, bien entendu !). Les situations comiques lui sont souvent dû ! À toutes les trois, elles tiennent le film sur leurs épaules, à merveille. Elles sont crédibles, touchantes et belles. Il y a une belle chimie entre elles et ça se sent.

Ce que j'ai aussi apprécié de cette adaptation, c'est son côté humoristique, qui est un peu plus présent que dans le livre. C'est un sujet intense et qui peut aussi être lourd, selon la manière dont il est abordé. Mais ici, le réalisateur Tate Taylor n'a pas négligé le côté humoristique déjà présent dans le roman et ça, j'ai trouvé cela vraiment agréable.

Bref, une très belle adaptation, avec ses différences, bien entendu, mais qui m'a tout autant touché. Une histoire de courage et d'espoir, qui malgré un sujet dur, donne le sourire et fait même rire. Un livre et un roman qui vaut le détour !

Vu pour le top 100 et le mini-challenge Sériebox drame 2013

4 avril 2013

La couleur des sentiments - Kathryn Stockett

RÉSUMÉ

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleur amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre État, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.


MON AVIS

Lorsque j'ai reçu ce livre de la bibliothèque, la première chose qui m'est venu à l'esprit c'est : « Houla, méchant pavé ! » ^^ Je peux maintenant vous dire, après l'avoir lu, que oui, c'est certes un ''méchant pavé'', mais un pavé, qui vaut le détour, ça je vous le dis ! Kathryn Stockett nous offre ici une histoire touchante, avec un brin d'humour et qui fait amplement réfléchir. En même temps, ça m'a révolté. Personnellement, je suis aucunement raciste. Je n'arrive d'ailleurs pas à comprendre les gens qui pensent que parce que quelqu'un est d'une couleur différente, il ne mérite pas notre respect. Vous pouvez donc comprendre pourquoi j'ai ressenti beaucoup de rage envers certains événements et certains personnages de ce roman.

Le livre est écrit d'une façon qui favorise la compréhension de l'histoire, autant d'un côté comme de l'autre. C'est-à-dire que l'histoire nous est contée du point de vue de Skeeter, la jeune blanche qui décide d'arrêter de se voiler la face sur la situation des noirs, ainsi que sur celui d'Aibileen et Minny, deux bonnes qui travaillent pour des blanches. L'auteur alterne quelques chapitres avec l'une et avec l'autre, ainsi de suite. Les parties d'Aibileen sont un peu déstabilisantes, car le langage est moins travaillé. Ça surprend un peu au début, mais j'ai fini par m'y accommoder. D'autant plus que pour les autres chapitres, le style de Kathryn Stockett est très agréable à lire.

Bien entendu, une histoire comme celle-ci ne serait pas aussi réel sans les personnages qui font preuve d'un racisme assez stupéfiant. Tel est le cas, entre autres de Miss Hilly, qui ma foi, m'a fait gronder de colère... ! Comment une personne peut en arriver à détester les noirs de cette façon ? Jusqu'à vouloir que chaque maisonnée ayant une bonne à leur service ait une toilette en plus (pour la bonne), pour être sûr de ne pas attraper leurs maladies, qui apparemment seraient différentes des nôtres ? Ce roman a beau être une fiction, on peut très bien se douter que des choses comme celles-ci ont pu se passer dans le passé (et même parfois de nos jours...). Les bonnes élevaient leurs enfants, leurs faisaient la cuisine, le ménage, mais ses femmes blanches (et leurs maris, par le fait même) n'arrivaient pas à les considérer comme des égaux. Dans le roman (mais j'imagine que c'était aussi le cas en 1960), les femmes blanches ne font rien de leurs journées, sauf se plaindre, jouer aux cartes et papoter entre elles dans le dos des autres, j'irai même jusqu'à dire qu'elles étaient lâches... Ça m'a franchement dégoûtée...

Malgré cette rage (presque pas... ^^), j'ai cependant beaucoup apprécié lire l'histoire de Skeeter, Aibileen et Minny, qui décident, une fois pour toute, de briser le silence, si on veut, sur le raciste qui règne dans leur ville, Jackson, en écrivant un livre sur le travail des bonnes, avec l'aide d'une douzaine d'autres bonnes. Le danger les guette à pratiquement tous les coins de rues, car cela est très mal vu, pour les noires, d'être en compagnie de blanches, hors de leur travail. Cette amitié qui se forme entre les trois est très touchante, car c'était incongru (et même illégal !) dans ces années-là.

J'ai aimé le courage de Skeeter et sa force tranquille. Aibileen aussi est courageuse et l'espoir qui se fraie tranquillement pas vite un chemin dans son esprit est très touchant. Quant à Minny, c'est ce personnage qui met un petit brin d'humour dans l'histoire, ce qui allège le sujet dur de ce roman. Bien entendu, il y a plusieurs autres personnages intéressants, qui apportent un gros plus à l'histoire.

La fin cependant, m'a déplu. J'ai trouvé qu'elle finissait beaucoup trop abruptement. J'ai tourné la dernière page en pensant réellement qu'il y avait autre chose au verso, mais non, c'était terminé. J'avoue que j'ai été prise au dépourvue. ^^ J'en aie même fait la grimace ! xD

Je ne regrette donc pas d'avoir pris le temps de lire ce roman avant de voir l'adaptation, pour un de mes challenges Sériebox. J'ai découvert une histoire certes fâchante sous certaines facettes, mais le positif l'emporte grâce à des personnages touchants comme Skeeter, Aibileen et Minny.

Encore une fois, je vous laisse avec un avis plutôt décousu. J'ai eu beaucoup de mal à l'écrire, je l'avoue, j'espère donc que vous avez réussi à me suivre. ^^ La couleur des sentiments est un livre fort. Il ne fut pas un coup de coeur, mais j'ai beaucoup aimé cette histoire touchante et rempli de courage. J'espère que mon avis vous aura donné le goût de découvrir à votre tour ce très bel ouvrage.

Jacqueline Chambon - 517 pages
v.f. de ''The help''

5 mars 2013

La poursuite du bonheur - Douglas Kennedy

RÉSUMÉ

Un jour d'enterrement bien triste. Une vieille dame, dans le cortège, qu'elle n'a jamais vue. Kate Malone l'ignore encore mais, alors que son passé entre en terre, un autre, inconnu, s'apprête à éclater au grand jour...
Cette histoire occulte commence à Greenwich Village, au lendemain de la guerre. Tout ce que la jeunesse de Manhattan compte d'artistes excentriques et prometteurs tentent d'oublier trois ans d'horreur dans l'appartement enfumé du dramaturge Eric Smythe. Un premier Thanksgiving sous le signe de la paix. Dans le joyeux désordre de ce soir de fête, Jack Malone liera à jamais son destin à celui de Sara. Malgré l'ombre grandissante de la chasse aux sorcières, malgré la mort, malgré l'Amérique, ces deux-là se battront jusqu'au bout, pour leur droit au bonheur...


MON AVIS

Bon, bon, bon... Ça fait déjà quelques minutes que je suis devant mon écran à me demander : mais qu'est-ce que je vais écrire ?! J'ai eu beaucoup de mal avec ce roman, j'ai donc beaucoup de mal avec mon avis, ça je peux vous le dire.

Tout d'abord, ce qui m'a globalement le plus déplu de ce roman c'est la déprime qu'il m'a foutu ! Il est franchement démoralisant... Ce roman porte d'ailleurs très bien son titre : La poursuite du bonheur. Les personnages courent sans cesse après ce bonheur et ne l'atteignent pratiquement jamais. Ça m'a déprimé et en écrivant mon avis, quelques semaines plus tard, ça me remet dans ce sentiment de mal-être, c'est fou.

J'ai aussi eu beaucoup de mal avec le premier personnage qu'on rencontre, Kate. Sa vie n'est pas vraiment comme elle le désirait et ça m'ennuyait de lire ses plaintes sur ceci, ou sur cela. Et je ne comprenais pas vraiment non plus ce que sa vie venait faire ici, puisqu'il n'est pas question de ce personnage dans le résumé. J'ai été soulagée lorsque le récit a changé de personnage et où l'histoire de Sara commence enfin. Soulagement qui a été de courte durée, malheureusement. Le début de son histoire m'a plu, mais plus on avançait, plus ça m'ennuyait et donc, bien entendu, plus j'avais hâte de terminer ce roman.

L'histoire est très dramatique, voire trop, parce que comme je le disais, ça m'a franchement déprimé de lire toutes les mésaventures de Sara et de son frère Eric. La vie n'est pas facile pour eux, on le comprend bien, car pratiquement rien de bien leur arrive... Où quand c'est le cas, c'est de courte durée.  Et puis bon, quand tu lis pratiquement 800 pages de ce genre-là, ça fini par écoeurer un peu... D'autant plus qu'à certain moment, ça finit par tourner un peu trop en rond à mon goût.

Quant aux personnages, je n'ai pas réussi à m'attacher complètement à eux. Il y avait toujours un petit quelque chose qui me déplaisait et qui m'empêchait d'apprécier l'un ou l'autre de ces personnages. Et puis, on a droit à quelques personnages secondaires qui m'ont franchement enragé (la première belle-mère de Sara, entres autres), cela a dû faire monter ma pression ! ^^ J'y repense encore et j'ai envie de me fâcher, c'est pas drôle ! xD

Je ne vous parlerai pas trop de l'histoire, car j'en garde peu de souvenirs, étant donné que j'ai lu ce roman il y a plus d'un mois (j'avoue que je n'ai pas trop cherché à m'en souvenir, d'ailleurs...). Je peux juste vous dire que j'ai trouvé que l'auteur mélangeait un peu trop d'éléments, ce qui m'a plus d'une fois un peu découragé. C'est sûr que si vous appréciez ce genre d'histoire, lancez-vous, car on plonge complètement dans la vie des protagonistes, vivant la moindre de leurs émotions et de leurs vécus.

Bon, je suis peut-être un peu dur, mais c'est comme ça que je me sens face à cette histoire. Beaucoup de personnes ont adoré ce roman de Douglas Kennedy, mais moi, je suis passée totalement à côté. J'ai Une relation dangereuse et Les charmes discrets de la vie conjugale dans ma PAL, je vais donc sans doute les lire un de ces jours, mais certainement pas tout de suite. C'est drôle comme le Chapelier Fou fait ressortir les moins bons romans de ma PAL, ces derniers temps. ^^

« On ne connaît jamais personne pour de bon [...]. On le croit, oui, mais ils finissent toujours par vous désarçonner. Surtout quand il est question d'amour. Le coeur est l'organe le plus secret que nous ayons. Et le plus imprévisible. »

Pocket - 774 pages

v.f. de ''The pursuit of happiness''

24 décembre 2012

La ligne verte - Stephen King

RÉSUMÉ

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d'un pénitencier dans les années 30, entreprend d'écrire ses mémoires. Il revient sur l'affaire John Caffey - ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes - qui défraya la chronique en 1932.

La ligne verte est le reflet d'un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisé par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore avec sa matraque et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l'innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.


MON AVIS

Ça faisait un bon bout de temps que je voulais voir le film, duquel on me parlait en bien, même en très bien. Mais j'ai décidé que je voulais lire le livre avant. Je l'ai donc emprunté à ma bibliothèque. J'avoue que je ne savais pas trop à quoi m'attendre, sauf que ça se passait en milieu carcéral, et qu'il y avait une petite souris.

Donc, puisque je ne connaissais pas vraiment l'histoire, j'ai pu en profiter pleinement, mais aussi l'apprécier pleinement, à sa juste valeur. Parce que je pense que l'on peut dire que La ligne verte est une grande oeuvre. Je n'ai pas eu de coup de coeur pour ce roman, mais il m'a quand même beaucoup plu, mais surtout, il m'a touché.

J'ai trouvé que Stephen King avait très bien travaillé ses personnages. On s'attache à eux (pas à tous, bien entendu, comme Percy Wetmore ou Wharton), mais la plupart des autres, on s'y attache réellement. En particulier John Caffey et Paul Edgecombe. Même Delacroix malgré les horreurs qu'il a commis ! King a su faire ressortir sa part d'humanité. C'est assez particulier, je trouve, surtout dans un milieu comme celui-là, c'est-à-dire, dans le couloir de la mort. On s'attend à détester ces hommes, mais pour certains, ce n'est pas le cas.

L'histoire de John Caffey m'a beaucoup touché. [Spoiler]C'est tellement triste à la fin, lorsqu'il dit que malgré le fait qu'il ne soit pas coupable, il désire mourir quand même, à cause de toutes les atrocités donc il a connaissance dans le monde. C'est triste et touchant aussi.[Fin du spoiler] C'est un personnage vraiment doux, sensible, malgré qu'il soit gigantesque et peut, de prime abord, laisser une impression de danger. Mais c'est tout le contraire, lorsqu'on apprend à le connaître en même temps que Paul et les autres. Et puis on à Mister Jingles. Une petite souris tellement adorable ! J'aime beaucoup la présence de ce personnage, c'est une merveilleuse idée qu'a eu King, je pense.

Je n'ai franchement pas trouvé de longueur à ce roman, mais je pense que ce sont les moments où Paul est plus âgé et qu'il nous parle qui ont fait en sorte que je n'ai pas eu de coup de coeur pour ce roman. Cette façon de procéder m'a plu, mais malgré cela, j'ai moins accroché à ces moments.

En conclusion, je ne trouve pas que La ligne verte est un chef-d'oeuvre, comme certains le disent, mais c'est indéniablement une grande oeuvre, qui je pense, mérite d'être lu. C'est dramatique, mais oh combien touchant. Nous avons droit à des personnages attachants et magnifiquement bien travaillé. Une histoire qui fâche, qui irrite, qui rend triste (eh oui, je n'ai pas échapper aux larmes... !), mais qui fait aussi sourire. Ce roman nous fait voir les deux côtés de l'humain, le bon et le mauvais. Je ne regrette pas du tout de l'avoir lu !

J'ai lu - 509 pages
v.f. de ''The green mile''