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8 janvier 2017

Prières pour la pluie - Dennis Lehane

RÉSUMÉ

« Lorsque j'ai rencontré Karen Nichols pour la première fois, je me suis dit que c'était bien le genre de femme à repasser ses chaussettes. »

Patrick Kenzie ne travaille plus avec Angela Gennara, mais il n'a pas quitté le vieux quartier de Boston où il opère, secondé à l'occasion par son redoutable acolyte Bubba Rogowski. Il vient d'être engagé par une jeune femme resplendissante nommée Karen Nichols qui est victime de harcèlement. Le problème est rapidement réglé et tout rentre dans l'ordre. Jusqu'à ce que Karen Nichols devienne le sujet d'un triste fait divers : elle se jette du vingt-sixième étage d'un tour. Il semble qu'une incroyable succession de malheurs se soit abattue sur elle : son fiancé a été renversée par une voiture, elle a perdu son emploi et son appartement, et a fini par sombrer dans l'alcool et la drogue avant le saut fatal.

Comment cette femme presque trop parfaite a-t-elle pu se métamorphoser en une telle épave ? La police et sa famille n'y voient qu'un enchaînement de coïncidences particulièrement tragiques, mais Patrick, lui, n'y croit pas. Pour la première fois, le voici confronté à un tueur qui ne tombe pas sous le coup d'aucune loi : ni couteau, ni bombe, ni revolver. Et c'est là qu'il va avoir besoin de l'aide d'Angie...



MON AVIS

En 2015, j'achetai le livre Gone, baby, gone de Dennis Lehane. En l'ajoutant à ma PAL sur Livraddict, j'ai pu voir qu'il s'agissait en fait d'un livre tiré d'une série, Kenzie & Gennaro. J'aurais pu le lire sans me casser la tête, mais j'avais finalement décidé de lire la série au complet, en commençant par le premier. Je me disais que parfois, dans ce genre de série, on peut très bien lire les tomes en désordre, mais qu'il y a souvent des petites références aux autres tomes précédents que l'on ne comprend pas forcément. Après avoir lu le premier, que j'avais eu un peu de mal à terminer, j'ai tout de même poussé ma lecture jusqu'au tome 2. Comme j'ai bien fait, car maintenant, je ne peux plus m'arrêter !

Tout comme dans les autres romans de cette saga, Dennis Lehane dépeint avec brio les côtés les plus noirs de la race humaine. C'est noir, c'est souvent rempli de désespoir, bref ce n'est pas toujours très jovial... Malgré cela, l'auteur insuffle dans son récit une part d'humour, qui n'est pas pour me déplaire et qui apporte un côté plus léger !

Sa plume est envoûtante, magnifique, et nous pousse toujours plus à vouloir connaître la suite, même si les pages ne regorgent pas d'action. De plus, le développement de ses personnages et leur psychologie est particulièrement réussi. J'ai l'impression que Patrick Kenzie, Angela Gennaro, Bubba Rogowski font maintenant partie de ma vie, pour le pire et le meilleur !

Je ne vous parlerai pas trop des détails de ce 5e tome, car je pense que le résumé en dit assez. Je peux juste dire que Dennis Lehane a su me mystifier à plusieurs reprises et prendre de nombreux tournants auxquels je ne m'attendais pas nécessairement.

Prières pour la pluie n'est pas le meilleur de la saga, selon moi (pour l'instant, Ténèbres, prenez-moi la main est celui qui m'a le plus exalté), mais maintenant qu'il ne me reste plus qu'un tome à lire, je peux dire que la saga Kenzie & Gennaro m'aura marqué. Une superbe découverte littéraire, qui, après avoir lu sept de ses romans, me permet d'ajouter un autre nom à ma liste d'auteur à suivre absolument : Dennis Lehane !


 | Rivages (thriller) • 361 pages • Policier |
v.f. de ''Prayers for rain''

22 septembre 2016

Journal d'un vampire en pyjama - Mathias Malzieu

RÉSUMÉ

« Me faire sauver la vie est l'aventure la plus extraordinaire que j'aie jamais vécue. »















MON AVIS

Je n'ai pas écrit d'avis littéraire sur ce blog depuis maintenant presque 3 ans. J'ai lu et vécu des coups de coeur, des coups de gueule, des rien du tout, aussi. Mais ce n'est que maintenant que l'envie d'écrire mon avis sur un livre revient. Et pas pour n'importe quel livre. Le tout dernier bébé de Mathias Malzieu, Journal d'un vampire en pyjama (sorti en début d'année).

Comment décrire ce bijou ? Ne pas le faire, tout simplement et vous laisser, vous lecteurs, découvrir par vous-même comment un sujet aussi sérieux peut faire un bien fou et donner une immense envie de vivre et de respirer à pleins poumons ? Oui, cela serait sans doute la meilleure idée, mais je me dois tout de même de laisser quelques mots ici.

Malzieu signe ici son livre le plus personnel, le plus intime. Une autobiographie sur une tranche de sa vie, celle d'une maladie aussi inconnue que grave, l'aplasie médullaire. Je ne vous décrirai pas ici toutes les caractéristiques de cette maladie (google, notre ami...), car là n'est pas mon but. Par contre, je peux vous dire à quel point ce livre m'a plu. C'est touchant, c'est poétique, c'est doux, c'est beau... Si beau, malgré un thème plutôt lourd et triste. La plume de cet auteur me touche toujours autant et particulièrement ici, quand on sait que cette histoire lui est réellement arrivée.

Mais ce qui m'a fait aussi apprécier ce livre, c'est que Mathias Malzieu durant son combat, garde espoir et reste optimiste, malgré la fatigue, les journées atroces à l’hôpital, les traitements. Du moins, c'est ce qui ressort dans ses écrits. Ce livre respire l'envie de vivre, de survivre. Il donne des ailes, des sourires, des larmes aussi, parfois. J'ai posé le livre, à la dernière page lue, en me disant que je me devais de vivre, mais vivre RÉELLEMENT. Je n'ai aucune maladie grave, du moins aucune qui ne se contrôle pas, qui me cloue au lit. J'ai des bras et des jambes qui me permettent d'être fonctionnelle, alors il faut vivre !

Bref, ce témoignage de Mr Malzieu m'aura fait rire, pleurer, réfléchir et m'aura aussi ouvert les yeux sur une chose plus qu'importante : la vie est belle et il faut en profiter aussi longtemps que l'on peut !

Albin Michel - 233 pages

31 décembre 2013

Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom - Barbara Constantine

RÉSUMÉ

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : ella l'a eu a treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins... Mais comme il a peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quantre-vingt-treize ans), allongée au milieu de ses choux, en larmes parce qu'elle n'arrive pas à se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom n'était pas passé par là...



MON AVIS

C’est le titre tout d’abord qui m’a interpellé. Je trouve qu’il sonne bien. J’aime le dire et le redire, il sonne presque comme un petit poème à mes oreilles. Ça ne faisait pas bien longtemps qu’il était dans ma PAL, mais pour le mois de décembre on devait lire un livre contemporain pour le challenge Mystère 2013 et c’est celui-là qui me tentait le plus.

Tom, petit homme, tout petit homme, Tom est somme toute un petit livre très sympathique à lire. Ce n’est pas aussi bon que je m’y attendais, mais malgré cela, j’ai passé un excellent moment de lecture.

Le plus de ce roman, est, je pense, les personnages. Ils sont tous et chacun des éclopés de la vie et on se rend compte rapidement qu’ils ont besoin les uns des autres pour mieux vivre, pour s’aider à vivre leurs vies, car celles-ci ne semblent pas toujours être faciles. Nous avons Tom, petit homme, personnage principal de cette histoire, auquel je me suis beaucoup attaché. On y retrouve aussi sa mère, qui est un peu moins attachante, car elle à un sale caractère, mais on finit tout de même par l’apprécier. Il y a aussi Madeleine, la vieille dame qui n’a plus tout à fait sa tête et qui m’a fait rire à de très nombreuses reprises. Bref, des personnages attachants et plus vrai que nature !

L’ambiance campagnarde est bien présente, et ancré dès le début. C’est très agréable et on sent presque la bonne odeur du jardin, des fleurs et du foin.

Cependant, je dois dire que le style de l’auteur m’a un peu empêché d’apprécier pleinement cette lecture. Il n’est pas désagréable, mais j’ai trouvé qu’il était très abrupt, avec de petites phrases courtes. Selon moi, ça coupe la fluidité du texte. Cette histoire aurait pu être meilleure, je pense avec un peu plus de délicatesse.

Donc, comme je le disais au début, ce ne fut pas un coup de cœur, je n’ai pas adoré, mais ce fut une agréable lecture, qui m’a fait sourire et rire. C’est léger, c’est frais, tout en ayant un côté plus sérieux et plus touchant. Bref, une jolie histoire que je vous conseille si vous aimez le genre !

Le Livre de Poche - 211 pages

Catégorie de décembre : Contemporain

29 décembre 2013

Roméo et Juliette - William Shakespeare

RÉSUMÉ

Dès le prologue, nous sommes prévenus : un drame fatal se prépare pour un couple d'amoureux nés sous la pire des étoiles, et rien, sinon leur mort, n'apaisera la haine inexpiable que se vouent leurs nobles familles.

Ballet, opéra, chanson, cinéma : les enfants de Vérone, instantanément envoûtés par leur réciproque beauté, ont fait le tour du monde. Juliette est victime de son innocence et de sa pureté ; Roméo, de sa fougue. Autant que la rivalité de leurs parents, c'est le destin qui entraîne leur séparation, un mauvais sort fait de hasards, d'accidents et de malchances.

Par la grâce du génie poétique de Shakespeare, le succès de Roméo et Juliette ne s'est jamais démenti. Dans une harmonie de rêve, ces amants adolescents incarnent toute la tragédie de la jeunesse révolté au nom de l'amour contre le conformisme et
                                                                     la stupidité du monde adulte.

MON AVIS

Qui ne connaît pas l'histoire de Roméo et Juliette ? Si vous n'avez pas lu le livre, vous avez au moins vu une de ses adaptations cinématographiques ou au moins une des nombreuses pièces de théâtre. Si ce n'est pas le cas, eh bien, c'est sûr que vous connaissez cette histoire tout de même ! Décrit comme l'une des plus grandes tragédies, on n'entend que du bien de cette histoire. J'ai vu au moins deux des adaptations et on a même joué cette pièce lorsque j'étais en théâtre au secondaire. Je me devais donc de lire la pièce originale, de Shakespeare. Pas parce qu'elle me tentait énormément (un peu, quand même), mais surtout pour ma culture générale, parce que j'aime bien lire un classique une fois de temps en temps, même si ceux-ci ne me plaisent généralement pas beaucoup.

Eh bien, je pense que je vais me faire crier dessus (ou me faire lyncher ^^) par les fans... Parce que je suis loin d'avoir apprécié... J'en ressors même assez déçue ! En fait, c'est bien simple, rien ne m'a plu, dans cette pièce. Une bonne chance que ce petit livre ne fait que 130 pages environ, car je n'aurais sans doute pas pu en supporter plus...

Comment expliquer mon ressenti ? J'ai trouvé que c'était trop ! Vous savez, lorsque l'on se retrouve devant un mauvais film où les acteurs surjouent, en font beaucoup trop ? Eh bien, j'ai eu cette impression ! Mais en lisant un livre... C'est un peu bizarre. La plupart des textes me paraissaient faux et je n'ai cru aucunement aux sentiments amoureux des deux protagonistes. Parce que bien sérieusement, oui, je peux croire au coup de foudre, mais là, c'est un peu exagéré... Roméo et Juliette viennent de se rencontrer, ne se connaissent pas du tout et ils sont prêts à mourir l'un pour l'autre ? Non vraiment, ça ne marche pas comme ça pour moi ! xD

Le style utilisé m'a aussi beaucoup rebuté, n'étant pas un style que j'affectionne particulièrement. Trop, c'est comme pas assez, je pense... C'est bien beau et poétique, mais personnellement, ça sonne souvent faux à mon oreille...

Donc, malheureusement, je ressors déçue de cette histoire. Je m'y attendais un peu, malgré tout, car il est plutôt rare que j'apprécie les classiques (sauf quelques exceptions, bien entendu). Ceci dit, je pense m'installer bientôt devant le film de Baz Luhrmann, car à mon souvenir, celui-ci m'avait beaucoup plu. Bon, les goûts changent, alors ce ne sera peut-être plus le cas, mais je prends une chance !

Pocket - 134 pages

24 décembre 2013

L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux - Nicholas Evans

RÉSUMÉ

Comment réagira Annie Graves, vedette de la presse new-yorkaise, lorsque Grace, sa fille unique de 13 ans et son pur-sang, Pilgrim, seront fauchés par un quarante tonnes sur route verglacée ?

Elle sera profondément bouleversée, et elle comprendra très vite que, pour sauver Grace, il faut empêcher le sacrafice de l'animal mutilé.

Alors, délaissant tout, elle va partir à la rencontre d'un homme qui possède un don mystérieux. c'est là-bas, dans la splendeur du Montana, qui vit Tom Booker, le ''chuchoteur'', celui qui comprend si bien les chevaux et si peu ses propres sentiments.



MON AVIS

Ça faisait un bon bout de temps que ce livre me tentait. Je m'étais procuré le film parce que lui aussi me tentait, mais je voulais lire le livre avant tout. Il est resté très longtemps dans ma PAL (beaucoup trop longtemps) ! C'est fille-de-lecture qui m'a proposé une lecture commune et je n'ai pas hésité avant d'accepter. Bon, on a dû repousser la date à deux reprises, je pense, mais, on a pu enfin le lire toutes les deux ! ^^

Eh bien, je dois dire que ce premier roman de Nicholas Evans m'a beaucoup plu ! C'est une magnifique histoire, très touchante, qui m'a mise les larmes aux yeux à de bien nombreuses reprises. Je n'ai pas eu de coup de coeur, mais ce fut une belle lecture, qui m'a émue. Nicholas Evans, en plus de nous offrir une histoire inoubliable, nous apprend une très belle leçon de vie, que je vous invite fortement à découvrir en lisant ce roman.

Déjà, dès le début, l'auteur n'hésite pas à nous plonger dans l'action et à nous faire vivre des événements qui viennent chambouler la vie des personnages, en particulier celle de Grace et de sa maman, Annie. On peut donc dire que ce roman est rempli d'émotion du début à la fin. Cette fin, d'ailleurs m'a fait pleurer comme pas possible... Je ne m'y attendais pas, je dois dire.

Un autre point positif de ce roman, c'est le dépaysement total que j'ai pu ressentir en parcourant les pages. On se retrouve dans le Montana, dans un ranch. Les paysages décrit par l'auteur semblent être sublimes et m'a franchement donné le goût d'y être. Les chevaux prennent aussi une grande place dans cette histoire et ça m'a beaucoup plu, car j'adore ces animaux, que je trouve très majestueux et tellement intelligents.

Du côté des personnages, j'ai eu parfois de la difficulté avec ceux de Grace et Annie, mais pas tout le temps. N'empêche, j'ai beaucoup aimé les voir grandir. Elles apprennent petit à petit et c'est beau de les voir évoluer. Et, je dois bien l'avouer, plus on apprenait à connaître Tom Booker et plus je craquais pour lui ! Bah oui, les cowboys me font craquer ! ;-)

Bref, vous l'aurez compris, ce fut une très bonne lecture, même si le coup de coeur n'a pas été au rendez-vous. L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux est une magnifique histoire, des plus touchantes et magnifiques. C'était le deuxième roman de cet auteur que je lisais et que j'ai apprécié, ce ne sera donc pas le dernier non plus !

Je vous invite donc, en terminant cet avis, à cliquer sur le lien en dessous pour aller lire l'avis de ma copinaute fille-de-lecture, qui a tout autant apprécié cette lecture que moi. Merci à toi pour la proposition de lecture
commune ! =)

« Moi, je crois que c'est ça l'éternité [...]. Rien qu'une longue suite de ''maintenant''. Et je pense aussi qu'il est bon de s'efforcer de vivre un moment à la fois, sans trop se soucier du passé ni du futur. »


Pocket - 436 pages

3 décembre 2013

Une femme fuyant l'annonce - David Grossman

RÉSUMÉ

Ofer, mon enfant, nous irons ensemble à la frontière palestinienne. Tu rejoindras le camion militaire et je partirai sans me retourner. Je marcherai sur les chemins de Galilée, avançant toujours, jusqu'à ton retour. Je n'irai pas seule. Avram, mon amour de jeunesse, sera avec moi. Je lui parlerai de toi, de tes colères, tes silences butés, ton sourire et tes sanglots. Ofer mon enfant, reviens-moi.









MON AVIS

 Il y a quelques semaines, ce titre de David Grossman était proposé pour les partenariats du vendredi sur Livraddict. La couverture a tout de suite attiré mon regard (j'en reparlerai plus tard). J'ai donc pris le temps de lire le résumé qui m'a beaucoup plu. Le style utilisé m'a interpellé. J'avais l'impression de lire un poème, rempli d'émotions, à l'état pur. J'ai donc postulé et, comme vous l'aviez sans doute compris, j'ai été sélectionnée.

Ça m'a pris quand même plusieurs pages avant d'entrer dans le roman. Je ne retrouvais pas le style de la quatrième de couverture. Le récit était très brouillon, parfois incompréhensible. Bien qu'on sentait une espèce de mélancolie entre les lignes (ce qui me plaisait beaucoup), je n'arrivais vraiment pas à accrocher à l'histoire et encore moins aux personnages. Je me suis même demandée à un moment si je n'allais pas abandonner ma lecture (ce que je n'ai jamais fait avec un partenariat...), d'autant plus que c'est quand même un bon pavé ! J'ai tout de même persévéré et j'y ai trouvé quelque chose qui, somme toute, me plaisait, malgré quelques points négatifs.

Tout d'abord, le style. Comme je le disais précédemment, le style, au début est assez brouillon, mais passé le premier ''chapitre'' (je mets chapitres entre guillemets, car ce roman n'est pas vraiment séparé en chapitres normaux, avec des nombres), le style devient plus raffiné, si je puis dire. Je n'ai toutefois pas accroché autant que je le pensais à celui-ci. Oh, il va sans dire qu'il me plaisait parfois beaucoup ! Un style poétique, rempli d'images et d'émotions, bref un style à couper le souffle. À ces moments-là, j'étais charmée, presque hypnotisée... Mais voilà, les nombreuses (pour ne pas dire très nombreuses...) digressions de l'auteur venaient très vite rompre le charme, malheureusement. Le récit partait souvent dans les souvenirs d'Ora, pour revenir au moment présent, sans indications. J'ai tout de même fini par m'y habituer, même si je n'ai pas été totalement subjuguée au final. Mais une chose est sûre, l'auteur à su très bien décrire ou plutôt, nous faire ressentir, le climat d'une guerre. En fait (et c'est seulement maintenant que je m'en rends compte), on la ressent partout dans le récit, parfois ce sont les personnages qui en parlent, mais souvent, elle est omniprésente, elle est partout, sans être directement là... C'est difficile à exprimer !

Maintenant, parlons personnages. Je dois dire que j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à les cerner ! Ora m'a même parfois vraiment déplu, tellement son tempérament m'énervait... Mais je ne parlerai pas des personnages individuellement, car j'ai ressenti la même chose pour chacun d'entres eux. En fait, avec le recul, je me dis que les gens étant les mieux placés pour comprendre Ora, Avram, Ilan et les autres sont ceux qui vivent tous les jours avec un climat de guerre les entourant et ayant des enfants enrôlés dans l'armée. Je n'ai pas d'enfant et aucune guerre ne vient troubler mon quotidien. Je pense que c'est pour cette raison que je ne suis pas arrivée à comprendre parfaitement l'histoire et ce que pouvait ressentir les personnages.

Je reviens, avant de terminer mon avis, sur la couverture. Comme je le disais, celle-ci m'a interpellé dès le premier regard. Je ne sais pas... je trouve cette image magnifique. En noir et blanc, nous y voyons deux silhouettes devant un grand étendu d'eau (une mer, sans doute). Parfois, une image nous touche, sans raisons. On peut la regarder pendant plusieurs minutes, sans jamais s'en lasser. C'est mon cas avec celle-ci.

Au final, mon avis semble plutôt mitigé, mais pour être honnête, je ne pense me souvenir de ce roman bien longtemps. Certes, le style en vaut tout de même amplement le détour et je me rends compte que depuis que ma lecture est terminée, j'ai pensé beaucoup à cette histoire particulière. Malgré cela, je pense que les nombreuses parenthèses de l'auteur dans le récit et le fait que celui-ci ne soit pas vraiment structuré d'une façon conventionnelle, m'ont déstabilisé et m'ont empêché de pleinement apprécier cette histoire. Je disais que j'avais eu du mal à cerner les personnages, mais en fait, c'est l'histoire au complet, que j'ai eu du mal à cerner ! J'ai eu l'impression de faire face à quelque chose d'immense et d'être trop petite, pas assez mature pour y faire face, pour tout comprendre... C'est assez fascinant, comme sentiment, je n'ai pas souvent ressenti cela lors d'une lecture !

Je termine donc mon avis en remerciant Livraddict et les éditions Points. Merci pour votre confiance ! Et merci de m'avoir permis de découvrir ce roman de David Grossman.

Points - 781 pages

29 novembre 2013

Mission sacrée, tome 1 : Les esprits de l'Amazonie - Claudine Douville

RÉSUMÉ

Lorsque son ami et ancien compagnon d'arme le Navajo Ahiga Lapahie, alias Aigle noir, fait appel à lui, Nate Carrick n'hésite pas un instant. Il avait fait le serment de lui venir en aide, quelles que soient les circonstances, quel que soit le moment. Aigle noir lui demande de retrouver trois objets dispersés dans le monde afin de permettre au Peuple sacré de rétablir l'hozro, l'harmonie de la Terre.

Mais Nate découvrira bien vite qu'il n'est pas seul à se lancer dans cette quête, et ceux qui veulent le battre de vitesse ne sont pas animés d'intentions aussi nobles. Entre les anacondas, la terrible tribu Matses, les guérilleros et les pièges de la jungle amazonienne, Nate Carrick aura besoin de toutes ses ressources, en plus de l'appui de sa compagne - la journaliste-reporter Laura Vittel - et de l'aide précieuse du mythique Comando, pour mener à bien sa mission.


MON AVIS

Lorsque j'ai vu la couverture de ce roman, mon regard fut tout de suite attiré par celle-ci. J'ai donc lu le résumé et comme il m'intéressait beaucoup, je l'ai ajouté à ma wish. Il y a quelques mois, isallysun le proposait en livre voyageur sur le groupe Québec Livresque et comme ça faisait un bon bout de temps qu'il était sur ma wish, je me suis inscrite sans hésiter ! Et je peux dire que je ne regrette pas, car j'ai fait une très bonne découverte avec ce premier tome !

Premièrement, les personnages. J'ai beaucoup aimé la plupart d'entres eux ! En particulier Nate. Un peu sombre, énigmatique, bref, un personnage très intrigant ! J'ai aussi beaucoup aimé les personnages Aigle noir et Comando. Le lien d'amitié qui unit Nate à Aigle noir est très touchant et j'ai adoré la présence de Comando, car il assez comique et arrive à créer d'agréables moments, très cocasses. Sinon, il y a l'exception... Laura. J'ai eu beaucoup de difficultés avec ce personnage (il fallait bien qu'elle porte le même nom que moi... ! ^^), j'ai trouvé qu'elle n'avait pas vraiment sa place dans cette aventure. Elle est un peu princesse, naïve, bref, elle me tapait parfois sur les nerfs !

Je regrette aussi un peu de ne pas avoir lu le roman Une histoire de cowboy, avant de lire le tome 1 de Mission Sacrée. Cette histoire a été écrite avant Mission Sacrée, qui relate (selon ce que j'ai pu comprendre) la rencontre de Nate et Laura. Bon, on arrive très bien à lire Mission Sacrée sans problème, mais n'empêche, j'aurais aimé comprendre les petits clins d'oeil qu'on retrouve dans le premier tome de cette trilogie. Surtout que j'ai aussi ce roman (Une histoire de cowboy) dans ma wish !

Sinon, on peut dire que l'auteur ne laisse pas de place à l'inaction ! Il se passe beaucoup de choses dans ce premier tome et on n'a tout simplement pas le temps de s'ennuyer. Les personnages bougent beaucoup et voyagent d'un coin à l'autre du globe (États-Unis, Afghanistan, Amazonie, etc.) Certes, c'est parfois un peu tiré par les cheveux, mais pas assez pour me faire décrocher ou me faire lever les yeux au ciel ! ^^

Quant à l'écriture de Claudine Douville, elle est très agréable à lire. C'est fluide et très bien écrit. Les descriptions des paysages nous donne le goût de s'y retrouver et on en prend pleins les yeux, si on peut dire.  Du côté des dialogues, par contre, j'avais parfois cette drôle d'impression de lire quelque de... comment dire... de pas naturel, de convenu. Surtout entre Nate et Laura, à vrai dire.. M'enfin, ce n'est qu'un autre petit côté négatif qui ne m'a pas du tout empêcher d'apprécier ce premier tome !

C'était le premier livre de cette auteure que je lisais et comme vous avez pu le constater, j'ai beaucoup aimé. Ce ne sera donc pas le dernier ! J'avais déjà ses autres romans sur ma wish, donc deux qui se trouvent dans ma PAL.

Donc, je termine cet article en remerciant isallysun, qui m'a permis de découvrir cet excellent premier tome : Merci isa ! =)

Libre Expression - 439 pages


tomes
Tome 1 : Les esprits de l'Amazonie
Tome 2  : Le souffle de l'Arctique
Tome 3 : À venir

9 novembre 2013

L'intégrale Z - Max Brooks

RÉSUMÉ

Cette intégrale contient :

World war Z
La guerre des zombies a eu lieu, manquant d'éradiquer l'humanité. Le narrateur, en mission pour l'ONU, a parcouru le monde pour rencontrer, dans des cités en ruine et dans les territoires les plus inhospitaliers de la planète, les survivants de ces années apocalyptiques.

Closure, Limited et autres histoires de zombies
Quatre nouvelles inédites en France, précédées d'une introduction de Max Brooks : « Closure, Limited, une histoire de World War Z », « Steve et Fred », « Le carnaval de l'extinction », « La grande Muraille : une histoire de la guerre des zombies ».

Le Guide de survie en territoire zombie
Ne prenez pas à la légère votre bien le plus précieux : votre vie. Proposant des exemples précis et des astuces reconnues par des experts de renommée internationale, ce guide contient toutes les clés pour survivre aux hordes de morts-vivants.


MON AVIS

Pour le mois d'octobre, dans le cadre du challenge mystère 2013 auquel je participe, on devait lire un roman ayant pour thème principal les zombies. J’étais contente, car je n'ai pas lu beaucoup de romans de ce genre et je trouvais cela intéressant de m'y plonger. Et comme octobre est le mois tout indiqué pour lire un roman qui contient un peu (voire beaucoup) d'hémoglobine, à cause de Halloween, j’étais prête à voir des scènes quelque peu dégoûtante. J'ai donc opté pour l’intégrale Z de Max Brooks, qui regroupe son roman World war z, le guide de survie en territoire zombie et quatre nouvelles inédites. J'avais eu d'excellents échos sur le roman et le guide, je m'attendais donc a quelque chose d'excellent, il va sans dire...

Le début du roman l’était. J'ai réussi à bien entrer dans l'histoire sans difficulté et j'aimais bien ce que je lisais. Je trouvais l’idée originale, de situer le roman dans l'après-guerre, avec des personnages qui décrivent ce qu'ils ont vécu avant, pendant et après cette guerre. Mais bon voilà, à un moment, j'ai fini par trouver ça vraiment redondant ! Chacun des chapitres sont construits de la même manière, mais avec des événements et des personnages différents. Ce qui a fini par vraiment m'ennuyer... Le côté politique prend une grosse place dans ce roman et c'est, en partie, ce qui m'a dérangée. Je n'aime pas la politique et ici, il en est beaucoup question. Elle serait la cause (avec pleins d'autres éléments de ce genre), de cette guerre ou plutôt, la cause du très grand nombre de mort.

On arrive à saisir globalement ce qui se passe (ou plutôt ce qui s'est passé), car tous les chapitres convergent vers une seule et unique chose, la guerre contre les zombies, nommé World War Z. On comprend aisément que c'est mondial, que c'est grave. Le sentiment de négativité que l'auteur fait ressortir du texte est assez intense merci et on ressent très bien le désespoir sous-jacent que les personnages ressentent, mais qu'ils veulent à tout prix camoufler, pour se montrer fort. Sur ce côté c'est très bien réussi !

Comme les chapitres ne font que quelques pages (entre 2 et 20 pages, environ), on ne s'attache pas aux personnages. Je trouve cela dommage, car selon moi, l'attachement qu'on porte (ou non) à ceux-ci influence beaucoup notre ressenti final.

Le style de l'auteur est aussi très agréable et se laisse lire d'une manière très rapide. C'est parfois assez criant de vérité, qu'on aurait presque pu s'y croire !

Concernant le guide, je vais être franche, j'ai sauté beaucoup de pages... J'avais plus que hâte de passer à autre chose ! Ça faisait presque trois semaines que j'étais sur ce livre et j'avais complètement décroché, depuis plusieurs (et quand je dis plusieurs, c'est vraiment plusieurs...^^) chapitres...

Donc, je pense que c'est très clair, ce livre m'a déçue et n'a pas su répondre à mes attentes, malheureusement. Je ne m'attendais pas vraiment à ce genre de bouquin et je regrette vraiment l'action, qui manquait cruellement à l'histoire. L'adaptation cinématographique est sortie cette année, et je pense très certainement la regarder. À suivre, donc !

Orbit - 798 pages


Catégorie d'octobre : Zombies

5 novembre 2013

Mathilde, tome 3 : Le temps des fleurs & Mathilde, tome 4 : Le temps des Martyrs de Jenny & Alexis Coridun

RÉSUMÉ

« Tu me regardes, je te souris, fleur de rosée
Je te regarde, tu te dédis, Ô fleur fanée
Je t'aime un peu, à la folie, joli bleuet
Tu m'aimeras, je te le dis, à tout jamais
Comme promis, joli bouquet, joli bouquet »


Delcourt - 46 pages








RÉSUMÉ

« Non, ne te dérobe pas à ma vue
Si j'avais su, si j'avais su
J'aurais souhaité te couvrir de baisers
Avant de te voir t'éloigner
de moi. »



Delcourt - 46 pages






MON AVIS

Comme j'ai lu les tomes 3 et 4 l'un à la suite de l'autre, j'ai décidé d'opter pour un article double, pour éviter les répétitions. Donc, pour faire, court, les tomes 3 et 4 sont à la hauteur des tomes 1 et 2. C'est-à-dire, une histoire toute mignonne, de jolis dessins, avec de très beaux traits. De plus, j'ai trouvé que pour ces deux tomes, les couleurs étaient encore plus belles, plus vives, surtout pour le 4e tome. Bref, c'est léger, c'est mignon comme tout et ça se lit facilement et rapidement. C'est certes prévisible, mais j'ai bien hâte de me plonger dans le 5e (et dernier ?) tome !


tomes
Tome 1 : Le temps des soupirs
Tome 2 : Le temps des songes
Tome 3 : Le temps des fleurs
Tome 4 : Le temps des martyrs
Tome 5 : Le temps des regrets

29 octobre 2013

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

RÉSUMÉ

Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis -, a connu un tel succès. Mais comment est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C'est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.




MON AVIS

Ça faisait un petit bout de temps que je désirais lire ce roman, ce classique de la littérature américaine. Ce fut dans le cadre d'un mini swap que je l'ai reçu, offert par fille-de-lecture. Mais c'est dans le cadre du challenge Livra'deux pour Pal'Addict, 6e édition (fait avec Bouquinons), que je l'ai enfin lu ! Et ce fut une excellente découverte ! Certes, le coup de coeur n'était pas au rendez-vous (sans aucune raison valable, je l'avoue), mais ce fut une excellente lecture, très agréable.

Tout d'abord, parlons du style de l'auteur. Fabuleux et délicieux à lire. Un style abordable, pour tous, qui nous pousse et lire et lire encore plus de pages. Cela fait en sorte que l'on ne s'ennuie jamais (ou presque), malgré les quelques digressions du personnage principal, qui revient dans ses souvenirs d'enfance.

Justement, parlant souvenirs d'enfance... J'ai particulièrement apprécié la façon dont Lee Harper a construit son histoire. En utilisant la voix de Scout, qui selon ses souvenirs, nous conte l'histoire de son enfance, l'auteur a su rendre son histoire encore plus intéressante ! Avec la candeur de Scout, l'histoire s'en trouve, selon moi, allégé quelque peu. Et comme le dit si bien le résumé : « Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance ». Effectivement, c'est bien le cas, en plus de parler de plusieurs autres sujets intéressants (entres autres, le racisme). Mais malgré tous ces sujets sérieux, le personnage de Scout est drôle ! Et ça, c'est très appréciable.

De plus, dans Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, nous y rencontrons des personnages magnifiquement bien construits et plus qu'attachants ! La petite Scout, bien entendu, mais aussi son grand frère Jem et leur ami Dill, mais aussi une ribambelle de voisin tous plus attrayants les uns que les autres, y compris Boo, le voisin ''invisible'' mais pourtant omniprésent, pendant pratiquement tout le roman. Et surtout, surtout, Finch. Finch fut, pour moi, un personnage fort marquant. J'ai apprécié la relation qu'il entretenait avec ses deux jeunes enfants. Je l'ai senti un peu effacé, mais tout de même très présent, d'une manière subtile. J'ai trouvé que l'amour qu'il ressentait pour ses enfants était très fort, même s'il le démontre, au fond, pas de manière si évidente que cela.

La vérité qui émane de ce bouquin est d'une touchante réalité. Malgré le fait que plus de 80 ans nous sépare de l'époque où se situe cette histoire, on se sent tout de même concerné par le sujet principal du bouquin : le racisme. Certes, on n'est pas en 1930, mais n'empêche, ce bouquin est parfois encore d'actualité, malheureusement...

Pourquoi n'ai-je pas eu droit au coup de coeur ? Je l'ignorais lorsque j'ai terminé ma lecture, et je l'ignore encore quelques semaines plus tard, lors de l'écriture de cette chronique. Je peux tout de même dire que j'ai beaucoup aimé cette lecture, pour toutes les raisons citées plus haut. Ce fut un réel plaisir de découvrir enfin ce roman tant renommé qui selon moi est un roman à l'écriture, aux sujets et même à l'âme intemporels, qui mérite amplement le détour.

Le Livre de Poche - 434 pages

14 octobre 2013

La guerre des mondes - H.G. Wells

RÉSUMÉ

« Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été douée d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains. »




MON AVIS

La guerre des mondes est, selon moi, un classique de la littérature de science-fiction. C'est pourquoi je l'ai pris, lorsque j'ai trouvé ce bouquin à prix dérisoire dans une bouquinerie. J'avais déjà vu quelques bouts de l'adaptation, sans toutefois m'attarder complètement dessus. Puisque je voulais voir le film au complet, je me suis dit que ce serait bien de lire l'oeuvre originale avant, pour comparer (ceux qui me connaissent savent combien j'aime comparer roman versus son adaptation !). La raison pour laquelle j'ai finalement sorti ce bouquin de ma PAL est simple : un challenge ! Celui de Roxinelle, plus exactement : le challenge Foire aux questions. Pour cette ronde, on devait lire un livre de science-fiction et c'est pour celui-ci que j'ai opté, car ça faisait quand même plus de 2 ans qu'il poireautait dans ma PAL, ce pauvre petit.

Même si ce roman ne m'a pas complètement plu à cause de certains côtés négatifs (que j'expliquerai plus tard), j'ai tout de même aimé découvrir cette oeuvre, qui m'a fasciné, sous d'autres aspects. Le genre de roman qu'on ne regrette pas d'avoir lu, en particulier pour notre culture générale, mais le genre de roman, aussi, qu'on ne relira pas, parce qu'une fois c'est assez. Et je ne pense pas être la seule à ressentir cela pour certains bouquins !

Donc, comme je disais, plusieurs points m'ont déplu dans ce roman, ce qui a fait en sorte que je ne l'ai pas apprécié à 100% et que j'avais hâte d'enfin le terminer. De un : les répétitions. Le personnage principal nous répète certaines choses à plusieurs reprises et tout ça finit par être lassant. De deux : en plus des répétitions, ce personnage nous cite chacun des noms de villes, campagnes, rues, etc., que les Martiens où lui-même parcourent. Je prends un exemple, maintenant, en ouvrant mon bouquin : j'ai compté 12 noms (certains se répètent), en seulement deux pages... C'est peut-être futile, mais à la longue, ce sont des choses qui personnellement, me dérangent.

Ce qui est dommage aussi, c'est que cette histoire, contrairement à ce que l'on pourrait s'attendre (du moins, dans mon cas) ne contient pas beaucoup d'action. En fait, ce sont surtout des explications, parfois lentes, parfois longues, mais parfois aussi très intéressantes, sur la venue des Martiens sur la Terre.

Le style est parfois lourd aussi, l'écriture ne date pas d'hier (un roman publié en 1898, quand même !) et ça se ressent parfois trop. Par contre, j'ai déjà vu bien pire ! Et fort heureusement, ces lourdeurs ne sont pas toujours présentes dans le récit. Cela vient peut-être aussi de la traduction, qui date de 1950, dans mon édition.

D'un autre côté, ce roman donne parfois des sueurs froides ! Malgré les lourdeurs ressenties à quelques reprises, le texte de l'auteur est souvent écrit d'une manière plutôt naturelle, ce qui nous donne l'impression que ce qui nous est raconté est vrai ! Malgré le très peu d'action, j'ai ressenti le besoin pressant de savoir la suite, de connaître l'aboutissement de cette invasion, qui est assez effrayante lorsqu'on se retrouve dans le vif du sujet.

Au final, je dois dire qu'avec ses bons et ses mauvais côtés, ce roman me laisse une impression plutôt mitigé. Certes, il contient quelques côtés plutôt intéressants, mais ils ne sont malheureusement pas assez nombreux pour contrer ceux qui m'ont déplu. Je suis quand même plutôt contente de l'avoir lu, mais je n'en garderai possiblement pas un souvenir impérissable.

Folio (plus) - 298 pages

4 octobre 2013

Divergence, tome 1 - Veronica Roth

RÉSUMÉ

Dans le monde post-apocalyptique de Beatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune consacrée au culte d'une vertu : les Sincères (l'honnêteté), les Altruistes (la perte de l'égocentrisme), les Audacieux (le courage), les Fraternels (la paix), les Érudits (l'intelligence). Tous les ans, chaque adolescent de 16 ans doit choisir la faction pour laquelle il dévouera le reste de sa vie. Pour Beatrice, le choix réside entre rester avec sa famille ou être qui elle est vraiment - elle ne peut avoir les deux. Alors, elle prend une décision qui surprend tout le monde, même elle...

Pendant la dure compétition de l'initiation qui suit son choix, Beatrice change de nom pour Tris et peine à déterminer qui sont ses vrais amis. Elle cherche aussi le moyen d'inclure dans sa nouvelle vie une histoire d'amour avec un garçon parfois fascinant, parfois frustrant. Mais Tris a aussi un secret qui, si on le révélait, pourrait signifier la mort. Tout en découvrant le conflit grandissant qui risque de mettre en péril cette société qui semble si parfaite, elle se rend compte que son secret pourrait bien être la seule chose qui puisse sauver ceux qu'elle aime ... ou qui puisse la détruire.


MON AVIS

Ahh, Divergence (ou Divergente, ou Divergent, selon votre édition), les coups de coeur sont nombreux pour les lecteurs de ce premier tome, depuis sa sortie, en 2011. Est-ce que j'en fais partie ? Eh bien, non ! J'ai détesté ce roman, tout simplement... ! Meuuh non, je vous rassure tout de suite, s'il est bel et bien vrai que ce premier tome ne fut pas un coup de coeur, le fait que je l'aie détesté n'est pas du tout vrai. J'ai même beaucoup apprécié cette lecture.

Le début, selon moi, est un peu lent, ça prend plusieurs chapitres avant d'avoir vraiment de l'action. C'est dommage, mais... pas tant que ça, quand même. Car malgré cette lenteur, l'auteur nous laisse découvrir son univers, le monde de Tris, à notre rythme, sans trop se presser. Et c'est parfait, parce qu'ici, rien n'est comme aujourd'hui. Le monde que l'on connaît n'est plus... Comme dit dans le résumé, la société est séparée en cinq factions. Tous doivent se décider, à l'âge de 16, dans quelle faction ils passeront le restant de leurs jours. Pour certains, c'est sans hésitation, mais pour d'autres (comme Tris) le choix n'est pas simple, surtout lorsqu'on leur apprend qu'ils sont en fait des Divergents...

Je m'arrête ici pour l'explication du roman et je vous suggère fortement de le découvrir par vous-même, car Veronica Roth nous offre ici une histoire originale et addictive. Un véritable page-turner, si je peux me permettre cette expression.

Quant aux personnages, je dois dire que je me suis attachée à eux, mais tout comme l'histoire, je n'ai pas eu de coup de coeur pour eux. J'ai aimé voir Tris évoluer, mais parfois, je la trouvais légèrement chouineuse et agaçante. Mais, une bonne chance, ce n'était pas régulier, ce qui fait que j'ai tout de même apprécier ce personnage. Du côté de Quatre, eh bien... Même chose pour lui ! Oui, il m'a fait craquer, oui, je l'ai trouvé attirant, intrigant, mais... Pas totalement ! Il y avait toujours un petit quelque chose qui me dérangeait... Et puis, on peut dire que du côté des personnages détestables, l'auteur s'est gâtée ! Il y en a plusieurs que j'aurais bien étripé, sans remords (ou presque pas) !

Ceci dit, je dois quand même soulever un point qui m'a dérangée à quelques reprises. Plusieurs fois dans le récit, j'avais l'impression de lire quelque chose d'un peu trop convenu. Certes, comme je le disais, l'histoire est originale, mais sous certains aspects, c'est assez prévisible, surtout du côté de Tris et Quatre. Souvent, je m'attendais à lire ce que je venais de lire, sans surprise. Il y a quand même certains événements auxquels je ne m'attendais pas du tout et qui m'ont totalement pris par surprise !

Somme toute, quelques aspects négatifs ont fait en sorte que Divergence ne fut pas un coup de coeur, mais je peux dire qu'ils ne pèsent tout de même pas assez lourd dans la balance, car j'ai beaucoup aimé cette histoire de science-fiction. Je suis d'ailleurs impatiente de lire la suite, mais aussi de voir le film, qui sortira en salle le 21 mars.

ADA - 451 pages


tomes
Tome 1 : Divergence
Tome 2  : Insurgés


Catégorie de septembre : Young adult

2 octobre 2013

La célibataire - India Desjardins & Magalie Foutrier

RÉSUMÉ

Après une énième rupture douloureuse, la Célibataire est bien décidée à ne plus se morfondre. Tant pis si l'Ex est difficile à oublier, tout est prétexte à rebondir sur ses erreurs ! Elle devient donc experte dans l'art de :
* repérer si le mâle est libre au contenu de son sac d'épicerie ;
* tirer profit de chaque situation pour montrer à son Ex qu'elle est beaucoup mieux sans lui ;
* foncer sur tous les prospects qui se présentent (sans se mettre les pieds dans les plats)...
Et surtout, elle refuse de devenir ce genre de fille qui passe son temps en pyjama à manger de la crème glacée* devant une comédie romantique.

Mais la vie de célibataire est-elle aussi palpitante qu'elle en a l'air ? Quand l'homme qui vous voit nue le plus fréquemment est votre médecin, il y a de quoi douter...

Qu'à cela ne tiennent, elle tente de profiter de chaque moment, tout en gardant en tête la quête de l'âme soeur !
* Ce livre constitue un excellent substitut de crème glacée !


MON AVIS

Lorsque Froggy80, du blog Frogzine a proposé sur le groupe Québec livresque, d'envoyer la BD La Célibataire en livre voyageur, je n'ai pas hésité et je me suis inscrite ! C'était donc l'occasion idéale, étant donné que j'avais envie de lire cette bande-dessinée depuis sa sortie.

Eh bien, je dois dire que ça m'a bien plu ! J'ai été surprise par contre par un aspect en particulier : je m'attendais à ce que ce soit une histoire, de A à Z. Mais non, en fait, ce sont plusieurs petites histoires, l'une après l'autre, qui ne se suivent pas vraiment. C'est quand même sympa à lire !

Que l'on soit célibataire ou non, on arrive à se reconnaître dans plusieurs scènes de la vie du personnage principal. C'est parfois un peu immature (je l'avoue, il m'arrivait aussi de me reconnaître dans cette immaturité ^^), mais qu'importe, ça m'a fait rire à de très nombreuses reprises. J'irai même jusqu'à dire que c'est un peu trop court, selon moi, car je l'ai lu en même pas une heure !

Les dessins sont vraiment beaux, même s'ils sont, somme toute, assez basiques. Ils font très ''chick lit''. Bref, les dessins et l'histoire font parfaitement ensemble, pour passer un excellent moment de lecture. Une adorable petite lecture d'été, même ! Je pense même me la procurer éventuellement, pour pouvoir la relire, car elle donne vraiment le sourire et parfois même, le fou rire !

Je termine donc cet article en te remerciant Froggy ! Merci de nous permettre de découvrir cette bande-dessinée, digne d'un petit rayon de soleil !

Michel Lafon - 525 pages


Et comme on devait prendre une photo de La célibataire en voyage dans notre coin de pays, la voici !

1 octobre 2013

Le mariage d'un ange - Denis Couture

RÉSUMÉ

Le jour de leur mariage, la limousine de Yan et Sophie est victime d'un grave accident. Coupes de champagne brisées, robe blanche maculée de sang... Les polytraumatisés sont transportés d'urgence à l'hôpital Notre-Dame de Montréal.

Sur leur lit blanc, ils s'interrogent sur la vie, la mort, la passion... Bien décidés à aller au bout de leurs rêves - dussent-ils se transformer en anges - ils s'évadent pour se cacher dans une grotte près de la réserve indienne des Wendakes, près de Québec. Là, les amoureux se lient avec les indiens et leurs coutumes ancestrales, ils apprennent la communication des âmes, et surtout ils mettent tout en oeuvre pour profiter de leurs derniers instants de vie : s'unir.


MON AVIS

J'ai reçu ce petit bouquin dans le cadre d'un service presse avec les éditions Persée. Je n'en avais jamais entendu parler, mais lorsque j'ai lu le résumé, je me suis dit que cette histoire avait l'air pas mal...  C'était avant que je commence à lire... Je pense que c'est le premier partenariat/service presse auquel je n'accroche pas du tout... Je l'ai terminé par respect pour la maison d'édition, car j'avais déjà abandonné le précédent roman qu'ils m'avaient envoyé, mais sans cela, j'aurais probablement arrêté ma lecture, malgré le peu de pages qu'il contient...

Le livre ne fait que 126 pages, mais j'ai eu l'impression de lire un livre beaucoup plus gros, tellement j'ai passé de temps dessus et tellement l'histoire me paraissait interminable... La tenu du roman est sens dessus dessous, sans queue ni tête et j'ai été perdue à de très nombreuses reprises. Je n'ai pas apprécié le petit côté, disons ''surnaturel'' que l'auteur fait prendre à l'histoire. Habituellement, j'adore le surnaturel, mais ici, le hic, c'est que ça fait beaucoup trop cafouillis. J'ai levé les yeux au ciel à plusieurs reprises, car je trouvais certaines choses pas du tout crédibles.

De plus, les personnages ne m'ont pas accroché. Je n'ai pas vraiment apprécié leurs personnalités, que j'ai souvent trouvé froides et non attachantes.

Le style de l'auteur m'a aussi parfois perturbé... Je l'ai trouvé confus. J'ignore si c'est ce que l'auteur a voulu, car l'histoire en elle-même est déjà confuse, n'aidant pas le style de Denis Couture, je pense.

Et le comble ? La cerise sur le sunday, comme on dit ? La fin. La fin est tellement frustrante ! J'en aie pleuré de rage (oui,oui, c'est tout à fait vrai !) tellement la fin m'a mis en rogne. Je me suis dit ''tout ça pour ÇA !?!''. J'étais frustré pour le personnage, mais aussi pour moi, lecteur, qui se faisait pratiquement cracher cette fin au visage de cette façon-là ! ^^ Je suis ressortie de ma lecture pratiquement offusqué... C'est vraiment dommage, car ce petit bouquin avait du potentiel, mais j'ai eu l'impression que l'idée de base fut mal exploité, malheureusement.

Je termine tout de même cet article en remerciant les éditions Persée de m'avoir envoyé ce Service Presse. Merci pour votre confiance !

Persée - 126 pages

16 septembre 2013

L'invention de Hugo Cabret - Brian Selznick

RÉSUMÉ

Paris, 1931. Depuis la mort de son père, horloger, le jeune Hugo n’a plus que deux occupations : remonter les horloges de la gare – normalement le travail de l’oncle qui l’a recueilli -, et surtout essayer de faire fonctionner son seul héritage, un automate cassé, trouvé dans le grenier d’un musée. Mais le marchand de jouets chez qui il vole des petits mécanismes pour ses réparations lui prend le carnet dans lequel son père avait inscrit toutes les explications. Hugo fait dans le même temps la rencontre d’Isabelle, petite fille passionnée de cinéma, élevée justement par le marchand de jouets.






MON AVIS

J'avais commandé ce livre à la bibliothèque il y a plusieurs mois, parce que je voulais le lire avant de voir le film (oui, je sais, cela arrive souvent =P), mais ma demande n'avait pas été prise en compte. Il y a quelques semaines, je suis allée porter des livres que je devais retourner et j'en aie glisser un mot à la dame qui s'occupait des demandes. Une semaine après, je le recevais. Ce n'était pas vraiment prévu dans mon planning lecture, mais bon, j'ai fait avec. ^^ J'étais surprise lorsque j'ai vu la grosseur du roman, car c'est un pavé ! Il contient plus de 500 pages et fait environ 5 centimètres d'épaisseur. Je ne m'attendais pas à cela, je dois dire. Mais en le feuilletant, on se rend bien compte que le pavé, c'est seulement d'apparence, parce que beaucoup de dessins remplissent les pages et d'autres ne contiennent que 3-4 lignes de texte. Ça se lit donc très rapidement !

Malgré quelques petits défaut, je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce roman ! Vous voulez lire quelque chose d'original ? Allez-y avec L'invention de Hugo Cabret ! Brian Selznick a de l'imagination, ça je peux vous le dire. J'ai été tout bonnement époustouflé par certains côtés de cette histoire. L'auteur nous fait vivre les aventures d'Hugo Cabret comme si on y était. Il y a plusieurs rebondissements et plein d’événements inattendus qui arrivent à Hugo. Une grosse partie du roman se situe dans le monde du cinéma, et comme j'adore le cinéma, j'ai été gâtée sur cet aspect. D'autant plus qu'on y apprend quand même bien des choses intéressantes.

Du côté les personnages, ils ne sont peut-être pas aussi attachants que je m'y serais attendu. On s'attache quand même un peu à Hugo, il faut le dire, à cause de sa situation de vie. Brian Selznick a créé un petit homme bien courageux ! Mais malgré cela, je pense que l'auteur n'a pas travaillé assez ses personnages, les mettant au deuxième rang dans cette histoire.

Bon, j'ai aussi parfois eu de la difficulté à accrocher au style, qui est quelquefois très jeunesse. Ça se ressent un peu trop et c'est dommage, mais l'histoire en tant que telle est tellement divertissante que j'ai pu passer outre le style.

Comme je le disais plus tôt, il y a une multitude de dessins, sur plusieurs pages. Ils sont vraiment très jolis, ça, il n'y a rien à redire, mais j'aurais apprécié des traits moins grossiers, des dessins plus travaillés.

En conclusion, malgré quelques petits défauts, cette histoire reste tout de même très originale et fascinante à lire. Le format du livre, (on dirait presque le format d'un dictionnaire, avec la couverture rigide) et les nombreux dessins à l'intérieur nous donnent l'impression de lire une oeuvre d'art, tellement l'objet, en lui-même, est beau. Et juste pour ça, L'invention de Hugo Cabret en vaut le détour !

Scholastic - 525 pages

5 septembre 2013

Charlie - Stephen King

RÉSUMÉ

Un homme et une femme font l'objet d'une expérience scientifique ultra-secrète du gouvernement américain sur les pouvoirs psychiques. Tout a été prévu, sauf que cet homme et cette femme auraient un an plus tard une fille : Charlie... Elle a huit ans, elle peut anéantir le monde ; il lui suffit de vouloir...











MON AVIS

Comme je devais me choisir un roman dans la catégorie polars, suspenses et/ou thrillers, j'ai opté pour un de Stephen King, étant donné que j'en aie quand même quelques-uns dans ma PAL et que celui-ci respectait la catégorie. Malgré le fait que j'aie déjà lu quatre romans de Stephen King, j'ai encore beaucoup de mal à décider si j'aime ou pas cet auteur. Car sur ces quatre romans, deux m'ont plu (dont un pour lequel je ne garde aucun souvenir...) et deux, au contraire, ne m'ont pas particulièrement plu. Charlie fait parti de cette dernière catégorie...

L'histoire commençait plutôt bien, car je n'ai eu aucune difficulté à embarquer dans l'histoire. De plus, le côté science-fiction m'intriguait. C'était bien parti ! Mais voilà... Plus le roman avançait, plus je débarquais de l'histoire. Il y avait parfois un petit regain, où l'histoire recommençait à me plaire un peu plus, mais jamais bien longtemps. La cause, selon moi ? Les digressions trop nombreuses de l'auteur. À tout moment, Stephen King laisse de côté un peu l'histoire, pour s'intéresser à autre chose (un personnage secondaire, par exemple). Cependant, ces ''autres choses'' ne sont pas forcément très intéressantes et ne nous font pas nécessairement avancer dans l'histoire principale...

C'est quand même intéressant vers où l'auteur se dirige côté science-fiction. Intéressant, mais parfois trop poussé. J'ai eu quelques fois bien des difficultés à suivre ce qui était dit. Disons que ce n'est pas un roman léger, celui qu'on lit pour se détendre ! ^^

Un point qui m'a dérangée aussi avec ce roman (et qui m'avait aussi empêché d'accrocher dans l'histoire de La petite fille qui aimait Tom Gordon), c'est le personnage de la petite fille, Charlie. Certes, elle a vécu bien des choses graves et continue à en vivre au fil des pages, mais je trouve que son comportement est trop adulte pour une petite fille de 8 ans. Ça ne me paraissait pas crédible et cela m'a empêché de m'attacher à Charlie. En fait, c'est bien simple, je n'ai pas réussi à m'attacher à aucun des personnages...

Bon, comme je le disais, je ne me suis pas complètement ennuyée durant tout le roman. Je n'ai pas détesté ma lecture, il va sans dire. Mais plein de petites choses, durant ma lecture, ont fait en sorte que je n'accrochais pas à 100% et je n'avais donc plus qu'une envie, terminer ma lecture, pour passer à autre chose.

Ceci dit, je n'abandonne pas l'idée de lire encore du Stephen King. J'ai d'ailleurs plusieurs titres dans ma PAL : Ça, tome 1 et tome 2, Cellulaire, ainsi que Le fléau, tome 1 et tome 2. Peut-être que ceux-ci me plairont. Du moins, je l'espère ! ^^

Le Livre de Poche - 603 pages



Catégorie d'août : Polars, suspenses & Thrillers

4 septembre 2013

Femmes obscures - Angélique Ferreira

RÉSUMÉ

Lorsque les rayons du soleil n'illuminent plus la vie de leur réalité claire et évidente, certaines femmes se révèlent dans l'ombre. Sortant de leurs recoins sombres à l'abri des regards, elles peuvent prendre vie à partir de vos rêves les plus fous. Ou de vos pires cauchemars...

Femmes Obscures est un recueil de nouvelles fantastiques à plusieurs facettes. Chaque nouvelle est un bijou obscur qui vous emportera là où la réalité s'arrête, là où les barrières tombent et où les limites n'existent pas.






MON AVIS

Lorsque Serge Papillon, des éditions Artalys, a communiqué avec moi via mon blog pour me proposer la lecture de ce roman, j'ai accepté avec plaisir ! Comme je ne suis pas une grande fanatique des nouvelles, je me suis dit que c'était l'occasion idéale pour tenter de me réconcilier avec ce genre littéraire, d'autant plus que je n'ai que très peu lu de nouvelles fantastiques.

Je le dis tout de suite, si ce petit livre (j'étais d'ailleurs surprise du format poche !) ne m'a pas complètement réconcilié avec les nouvelles, je peux tout de même dire que ce fut une bonne lecture, malgré tout et qu'il m'a permis de découvrir une auteure que je ne connaissais pas. J'ai beaucoup aimé son écriture, qui se laisse lire d'une manière très fluide. Le style de l'auteur est accrocheur et entraînant. C'est donc le format (les nouvelles) qui m'a moins plu (même si j'ai aimé quelques-unes des nouvelles présentes dans ce recueil) et non l'auteure. Le principe cependant, m'a bien plu. Chaque nouvelle est consacrée à l'histoire, le destin d'une femme, dans un univers, ou une époque différente à chaque fois.

J'ai l'habitude de parler de chaque nouvelle individuellement (en évitant le plus possible les spoilers, bien entendu) lorsque je chronique un recueil. Je vais donc utiliser cette méthode pour Femmes obscures aussi :

Le voile immaculé : Cette première nouvelle nous plonge directement dans l'univers sombre crée par Angélique Ferreira. J'ai apprécié le personnage principal Nathaniel, auquel je me suis attachée, malgré la brièveté de l'histoire. Ceci dit j'ai trouvé le destin de la jeune femme plutôt cruel. Certaines scènes sont d'ailleurs assez dures à lire, et m'ont fait faire la grimace à plus d'une reprises. Cependant, malgré la dureté du récit, l'histoire se termine d'une belle façon. J'ai aussi apprécié que l'auteur y inclut des faits réels.

Le songe d'une nuit d'automne : Celle-ci, je le dis d'emblée, m'a moins plus. Surtout la fin, qui m'a quelque peu déçue. Je pense que je l'ai trouvé trop courte et surtout l'histoire m'a moins plu. Encore une fois, quelques scènes m'ont fait grimacer et cela n'a pas aidé.

Le murmure de la mer : J'ai trouvé que cette troisième nouvelle était plutôt original, mais surtout, vraiment très triste. J'ai été touchée par cette histoire. On sent parfaitement la tristesse qui ressort des personnages d'Agathe et de Nelson. Bien qu'elle ne fasse qu'une douzaine de pages, j'ai trouvé que la longueur était parfaite.

Le rosier grimpant : Pour celle-ci, je suis plutôt mitigé... Je n'ai pas vraiment accroché, pour tout dire. J'ai aussi trouvé la fin un peu décevante. Le ''sujet'' principal de cette nouvelle a peut-être été trop souvent vu et revu pour me plaire... J'ai tout de même apprécié que cette nouvelle se termine par un épilogue, surtout écrit de cette manière.

Le marc de café : Celle-ci m'a bien plu ! Je m'attendais un peu à ce dénouement, mais l'écriture de l'auteur reste, encore une fois, très envoûtante.

Baiser mortel : Sur un certain côté, cette nouvelle est plutôt déplaisante à lire, pour cause : la nécrophilie. Ce n'est pas très agréable à lire, disons ! Mais le dénouement de l'histoire m'a tellement bluffée que Baiser mortel est sans aucun doute l'une de mes préférés de ce recueil !

Mastabas : Comme dernière nouvelle, Angélique Ferreira nous emmène en Égypte, en 1338. Plutôt intéressant... Mais, malheureusement, je n'ai pas accroché à celle-ci non plus. C'était, selon moi, peut-être un peu trop tiré par les cheveux et j'ai donc été pas mal moins convaincue par celle-là. D'autant plus que j'ai eu plus de difficultés avec le personnage principal...

Donc, globalement, j'ai été plutôt surprise par ce recueil. Certes, comme je le disais au début, je ne me suis peut-être pas réconciliée complètement avec ce genre, mais c'est un début. Une chose est sûre, j'ai beaucoup aimé l'écriture d'Angélique Ferreira ! J'aimerais bien découvrir l'un des romans de cette auteure un de ces jours. Ce que je ferai lorsque l'occasion se présentera ! Je termine donc cet avis en remerciant chaleureusement les éditions Artalys, tout particulièrement Serge Papillon, de m'avoir permis de découvrir ce recueil et cette auteure. Merci de votre confiance !

Artalys - 200 pages

19 août 2013

Comme une odeur de muscles - Fred Pellerin

RÉSUMÉ

Une quatrième fuite des histoires du village pour en savoir mieux sur l'homme le plus fort du monde de Saint-Élie-de-Caxton : Ésimésac Gélinas. Homme peu reconnu dans nos records contemporains, Ésimésac appartint à la race des surhormonés musculaires, au même titre que ces Louis Cyr et autres Montferrances. Il fut un homme qui se démarqua par l'originalité de ses forçures, mais surtout par une modestie sincère qui le garda dans l'ombre. Il porta, à sa façon, le village sur son dos. À savoir jusqu'où il le transporta ? Les altas finiront bien par le dire !




MON AVIS

Fred Pellerin, est un poète. Fred pellerin est, un conteur. Non, un (ra)conteux. Un inventeur de mots, de tournure de phrases, d'histoires et de contes. Fred Pellerin est... unique. Depuis plusieurs années, il nous fait découvrir les contes et les légendes de son petit patelin maintenant si connu, sorti tout droit d'un ''pli percé d'une carte trop vieille'', Saint-Élie-de-Caxton. Si vous ne connaissez pas ce petit village, au moins de nom, c'est que vous ne connaissez (malheureusement) pas Fred Pellerin.

Dans ce petit livre de 150 pages, Fred Pellerin nous offre ici l'histoire d'Ésimésac Gélinas, ''l'homme le plus fort du monde de Saint-Élie-de-Caxton'', mais pas que ! On pourrait penser que ce personnage est celui dont on suit l'histoire dans Comme une odeur de muscles. Eh bien non, on y retrouve aussi les personnages bien connus de son public : Toussaint Brodeur, la Belle Lurette, le forgeron Riopel et bien d'autres encore. C'est un mélange de plusieurs histoires, qui se rencontrent, se racontent, se croisent et se recroisent. Dans l'histoire, par contre, il y a un point central. La grand-maman de Fred. Celle-là même qui lui contait les histoires de son village. Celle-là même qui lui a légué sa parlure et sa passion pour les contes. Grâce à elle, Fred Pellerin nous les offre maintenant à nous, son public.

J'ai adoré retrouvé l'univers de cet homme si captivant. Ces tournures de phrases sont délicieuses à lire et m'ont fait sourire ou rire à plus d'une reprise ! Mais, bien que le fait de lire ses histoires m'a mis des étoiles dans les yeux (comme à chaque fois, il faut bien le dire !), je dois avouer que je préfère l'entendre, lui-même, nous conter ses histoires. Et c'est donc maintenant qu'entre en jeu le petit gros plus de ce livre, le CD. Certes, j'ai déjà vu ce spectacle, au début de la carrière de Fred Pellerin (rien de mieux que de le voir en vrai !), de même que j'ai regardé le DVD, mais c'est toujours un grand plaisir de se faire raconter les histoires du village de Saint-Élie-de-Caxton, par Fred Pellerin, lui-même. Le CD m'a beaucoup plus plu que le livre, c'est un fait. Je me fermais les yeux et j'écoutais quelle histoire Fred Pellerin pouvait bien me glisser à l'oreille, comme un secret. Oui, je venais de lire le livre, mais qu'importe, j'ai autant apprécié que si c'était la première fois que je l'entendais (bon, je ne l'ai pas tout à fait terminé, mais ça ne saurait tarder !). Bon, d'accord, je suis une fan absolue, alors peu importe le nombre de fois que je lis/vois/entend ses contes, je suis toujours émerveillée, y'a pas à dire !

Donc, le format livre+CD est vraiment très intéressant, car ça nous permet de lire les contes et légendes de Fred Pellerin, mais aussi de l'entendre lui, nous raconter ses histoires. Et ça, ça apporte une autre dimension, parce que du Fred Pellerin, ce n'est pas la même chose sans sa voix de raconteux.

Planète Rebelle - 150 pages + un CD