3 juillet 2011

Le temps n'est rien - Audrey Niffenegger


RÉSUMÉ

« Avec lui je peux contempler mon existence dans sa totalité, comme une carte, passé et futur réunis, comme un ange... [...] Tout est déjà arrivé. »

Nous connaissons tous ce sentiments d'avoir déjà rencontré une personne ou de l'avoir connue dans une autre vie... Et si c'était dans un autre temps ?

Quand Henry rencontre Claire, il ne peut croire à l'incroyable : ils s'aiment depuis des décennies, même s'il ne s'en souvient pas. Car Henry est atteint d'un mal mystérieux qui le «déplace» dans le temps.

De ce postulat insolite, Audrey Niffenegger a fait naître un roman bouleversant, l'histoire d'une amour absolu et éternel.


MON AVIS

Pour commencer, je dois dire que j'ai des sentiments plutôt partagés pour ce livre. J'ai apprécié certains moments et d'autres, m'ont moins plu. C'est donc un avis mitigé que vous allez lire ici. Mais je vous rassure, il sera certainement plus positif que négatif. =)

Commençons par le négatif. J'ai trouvé que certains bouts de l'histoire étaient un peu trop longs, et même parfois, un peu inutiles. Personnellement, quand on me décrit les détails de la vie d'un personnage du genre, j'ai pris mon café, puis ensuite, je me suis habillé. Après, je me suis brossé les dents (vous voyez le genre ?), je trouve ça assez lassant ! Et ça arrive quelques fois durant l'histoire... Mais, notez bien que ce n'est pas toujours. Donc, ça m'a déplu, ça m'a fait soupirer quelques fois, mais ça ne m'a pas fait décrocher complètement du roman.

Globalement, c'est une très belle histoire d'amour. Claire, qui rencontre l'homme de sa vie à 6 ans, et qui tombe amoureuse de lui (le seul qu'elle aimera, d'ailleurs) dès son plus jeune âge c'est assez romantique merci !

Parfois, surtout au début, j'étais un peu perdue, parce qu'Henry se retrouve à tout moment, soit dans le présent, soit dans le passé et parfois dans le futur, même qu'à quelque reprise le Henry du présent rencontre le Henry du passé ou futur ! Ça donne des moments plutôt cocasses, la plupart du temps ! J'ai beaucoup aimé l'idée de base, qu'Henry puisse voyager dans le temps, mais pas comme il le désirerait. Ça arrive, comme ça, et puis pouf !, il disparaît et se retrouve en 1984, ou tout autre année. Le fait qu'il ne puisse pas changer le cours du temps, aussi, m'a assez plu. C'est arrivé, comme ça, et même s'il voulait y changer quelque chose, il n'y pourrait rien. Ça rend l'histoire plus dramatique et touchante.

Et puis, la fin... c'est fou ce que cette fin m'a fait ressentir deux sentiments contradictoires ! D'un côté l'avant-fin, si je peux dire, m'a faite pleurer et m'a serré le cœur bien fort. Mais le tout dernier chapitre, j'ai eu un sentiment d'inachevé, qui, je dois bien l'avouer, m'a un peu enragé et m'a aussi laissé sur ma faim. J'en aurais pris plus (ou plutôt, j'aurais aimé en savoir plus), disons.

En conclusion, Le temps n'est rien, malgré quelques petites longueurs, est un bien beau livre, qui m'a fait passer un agréable moment de lecture.


« Claire, je veux te répéter, encore, à quel point je t'aime. Notre amour a été le fil dans le labyrinthe, le filet sous l'équilibriste, la seule chose réelle dans cette vie étrange à laquelle j'ai pu me raccrocher. Ce soir, j'ai l'impression que mon amour pour toi a plus de densité dans ce monde que je n'en ai moi-même : comme s'il pouvait me survivre et t'entourer, veiller sur toi, l'envelopper. »

J'ai lu - 523 pages
 V.F. de ''The time traveler's wife''

La dernière chanson (The last song)


Réalisé par : Julie Anne Robinson
Avec : Miley Cyrus, Liam Hemsworth, Greg Kinnear, Bobby Coleman...

SYNOPSIS

Depuis le divorce de ses parents, Ronnie Miller a arrêté de jouer du piano et s'est révoltée contre l'autorité parentale. Lorsqu'elle est forcée d'aller chez son père avec son jeune frère pour tout l'été, elle décide de passer le moins de temps possible dans la maison familiale. Lors de l'une de ses promenades sur la place publique, elle rencontre Will, un joueur de volleyball prétentieux qui semble s'intéresser à elle dès les premiers instants. Bien qu'elle le repousse à plusieurs reprises, le jeune homme, déterminé à la conquérir, fera d'innombrables efforts pour séduire l'indépendante Ronnie. Débutera alors une histoire d'amour passionnée, mais terriblement compliquée.


MON AVIS

Depuis que le film est sorti au cinéma (en 2010) que j'ai envie de le voir. Mais c'est seulement aujourd'hui que je prends enfin le temps de le regarder ! En fait, je voulais lire le livre de Nicholas Sparks avant. J'ai donc fait d'une pierre deux coups, j'ai lu le livre et ensuite vu le film, pour mon challenge Regardes ce que tu lis.

Donc, en comparaison au livre, je dois dire que le film m'a autant touché ! J'ai pleuré pendant une bonne centaine de pages pour le livre, et une bonne trentaine-quarantaine de minutes pour le film ! Presque comme chaque adaptation cinématographique, il y a quelques éléments qui diffèrent, mais ça ne m'a pas dérangé du tout. Ça n'a pas l'habitude de me déranger d'ailleurs. Malgré cela, j'ai trouvé l'histoire très bien adapté !

Pour l'histoire d'amour entre Will et Ronnie, je dois même dire qu'elle m'a paru moins superficielle que dans le livre. Beaucoup plus touchante et réelle ! Le père de Ronnie, interprété par Greg Kinnear est l'un des personnages qui m'a le plus touché, comme dans le bouquin. Et puis, Jonah, le petit frère, est tellement mignon. Bobby Coleman le joue à merveille ! Miley Cyrus et Liam Hemsworth forment un très beau couple, j'ai trouvé qu'il y avait une excellente chimie entre les deux.

Donc, en conclusion, une magnifique adaptation d'un livre tout aussi magnifique. Coup de coeur pour le livre, eh bien, coup de coeur pour le film aussi !

« C’est fragile l’amour, Ronnie, mais nous ne savons pas toujours en prendre soin. On essaie juste de s’en sortir comme on peut en espérant que ce sentiment fragile survivra malgré tout. »


La dernière chanson - Nicholas Sparks


RÉSUMÉ

À l'âge de 17 ans, la vie de Veronica Miller, alias « Ronnie », est bouleversée par le divorce de ses parents et le départ soudain de son père, qui abandonne New York pour la Caroline du Nord. Elle lui en veut vraiment et refuse de le voir depuis la rupture... Jusqu'au jour où, trois ans plus tard, sa mère décide de l'envoyer passer un été avec lui, espérant une réconciliation.

Le père de Ronnie, ancien pianiste et professeur, mène une vie paisible en bord de mer où il se consacre à la confection d'une oeuvre d'art. Dès son arrivée, Ronnie se rebelle et menace de partir. Mais bientôt, elle fait la connaissance de Will, un jeune homme du village, qui va faire chavirer son coeur. Baissant sa garde, va-t-elle enfin réussir à s'ouvrir au bonheur ?


Des retrouvailles inattendues.

Si l'amour peut briser les coeurs, il peut aussi les cicatriser.

MON AVIS

On peut dire que j'ai de la chance côté lecture, ces temps-ci, car me voici en face d'un deuxième coup de coeur de suite !

L'histoire de Ronnie, bien que prévisible à certains moments, m'a beaucoup touché ! Suite à la séparation de ses parents, Ronnie décide de ne plus parler à son père. Elle ne veut même plus le voir, ni répondre à ses nombreuses lettres qu'il lui envoie. Mais l'été de ses 18 ans, sa mère l'envoie avec son petit frère en Caroline du Nord pour passer les vacances avec Steve, leur père. Durant ces vacances, Ronnie modifiera sa façon de voir les choses, en apprenant plusieurs choses, mais surtout, en se rapprochant de son père et en vivant sa première histoire d'amour.

L'histoire d'amour entre Will et Ronnie, je dois bien l'avouer, m'a paru un peu... disons... superficielle. Tout se passe trop vite... Mais, même à cela, mon cœur a bondi plusieurs fois et j'ai été attendri par leur nouvelle relation. Et puis, bon, comment ne pas craquer pour Will, même s'il est un peu stéréotypé ! =P

Bien que j'adore lire des histoires d'amour de ce genre, j'ai beaucoup apprécié (même plus) que le côté familial prenne autant de place. Ronnie au début est une vraie peste envers son père, mais plus l'été avance, plus elle se rend compte que son père est un homme vraiment bien et qu'elle a été odieuse à son égard. Le rapprochement qui se crée entre Ronnie, Steve et Jonah est magnifique et j'ai trouvé ça très émouvant. Les événements qui viennent par la suite, je ne vous mentirais pas, m'ont fait pleurer sur plus d'une centaine de pages ! (Je ne vous en révèle pas plus ! )

Concernant les personnages, j'ai trouvé que chacun d'entre eux étaient très bien ''exploités'', si je puis dire, et qu'ils avaient tous l'air vrais, disons. Les rendant tour à tour, attachants, touchants, ou même agaçants et détestables pour certains d’entre eux. Par contre, je dois avouer avoir eu un faible pour le père et le frère de Ronnie, Steve et Jonah. Surtout pour Jonah. Tout ce qu'il dit est tellement mignon et comique, j'ai adoré ça !

Comme pour ma précédente lecture, cette histoire avait pour cadre, la mer, mais aussi la musique. Deux choses que j'apprécie particulièrement et qui m'ont fait aimer encore plus cette histoire. Donc, La dernière chanson est une très belle histoire qui m'a beaucoup plu et touché. Si vous êtes friand (je le suis !) de ce genre d'histoire, lisez-le !


« La vie, songea Steve, ressemblait un peu à une mélodie.

Le début est un mystère, la fin une révélation... mais toutes le émotions éprouvées dans l'intervalle permettent d'affirmer que l'ensemble mérite d'être vécu. »



XO Éditions - 397 pages
v.f. de ''The last song''

Carnets de naufrage - Guillaume Vigneault


RÉSUMÉ

Quand Marlène le quitte, Alex sombre. Sans doute aurait-il préféré y rester. Mais, au lendemain du naufrage, il refait surface, parmi les êtres et les choses, dans un océan dont il ne reconnaît plus la houle étrange.

Ni en fuite, ni en quête, Alex est à la dérive ; douce dérive qui l'emportera vers le Sud, vers un pays baigné par l'océan. C'est là que, arc-bouté à son orgueil, s'entêtant à affronter des vagues indomptables, Alex devra réapprendre à nager





MON AVIS

Waouh, quel beau roman ! Guillaume Vigneault est vraiment très doué pour l'écriture, c'est de famille (c'est le fils de Gilles Vigneault) ! Mon livre était dans ma bibliothèque depuis quelques mois, et je regrette qu'il y soit resté si longtemps...

Durant tout le livre, on lit, un peu comme un journal, le récit d'Alexandre, jeune homme de 27 ans, qui vient de se faire tromper par sa femme, Marlène. On assiste à son naufrage, mais aussi son réapprentissage de la vie, de l'amour. Il réapprend à nager, comme dit le résumé.

C'est surtout le style de l'auteur qui m'a plu. Une plume magnifique, tendre, parfaite. Des mots justes, si justes, et tellement vrais... Guillaume Vigneault fait preuve d'une belle sensibilité et ne tombe jamais dans la mièvrerie. Cette histoire m'a beaucoup touchée. Des moments qui tantôt me font rire ou sourire, tantôt me tord un peu le cœur, des instants mémorables, qui petit à petit feront revivre Alex.

Le fait que l'océan est toujours un peu omniprésente dans cette histoire, ne fait pas de tord non plus, car j'adore l'océan. Elle nous berce tranquillement, en symbiose avec l'histoire, avec Alex. Il surfe sur les vagues de la mer, comme il surfe sur les vagues de ses sentiments.

Alex est un personnage très attachant et touchant, qui m'a réellement fait fondre. J'ai aimé sa simplicité, sa beauté intérieure, sa façon de penser. Sa peine me touchait beaucoup. Concernant les autres, Félix, Yannick, Martine, etc., chacun a sa place dans cette histoire et apporte quelque chose à Alexandre.

Bon, je dois avouer que la fin m'a un peu déçue, elle n'est comme pas terminée... J'aurais vraiment apprécié savoir comment ça se termine réellement entre Marlène et Alex, ou du moins en savoir un peu plus. Mais bon, n'empêche que, cette histoire m'a énormément plu et je ne peux que vous la conseiller !

Boréal - 456 pages

La forêt des 29 - Irène Frain


RÉSUMÉ

Cela se passait en Inde, il y a plus de cinq siècles. Dans ce pays aimé des poètes, les puissants ont tout saccagé. Pour leurs constructions mirifiques, ils ont déboisé les forêts, méprisé les forces de la terre et du ciel. Le vent s'engouffre dans les villages, la sécheresse s'installe, le fossé entre les riches et les pauvres devient intolérable, la misère rôde, la vie est en danger. Pourtant chacun courbe l'échine...

Un jeune paysan va refuser la fatalité. Rejeté par les siens, Djambo a rejoint le peuple des Errants, connu la faim, la soif, la passion et l'inanité des rêves d'abondance. Avec quelques vagabonds, il fonde une communauté dont la survie tient à 29 principes simples. Leur ligne directrice : le respect de la Nature et de tous les êtres humains. Ces principes vont permettre au Pays de la Mort de ressusciter.

Un parcours historique essentiel
Une vérité initiaque 
Une réponse aux enjeux de notre temps

« NOUS POUVONS RECRÉER LE MONDE. »



MON AVIS

Mon tout premier partenariat ! Je dois dire que sans cela, je ne pense pas que ce livre ce serait retrouver entres mes mains, car ce n'est pas le genre de livre que j'ai l'habitude de lire.

J'ai trouvé le style de l'auteure assez déroutant. Parfois certains bouts me plaisaient et me poussaient à lire la suite, pour savoir ce qui allait se passer. Mais d'autres, m'ont assez ennuyée, ce qui alourdissait un peu l'histoire, selon moi. Je pense que certains bouts auraient pu être évités, mon intérêt aurait été un peu plus élevé. Le vocabulaire, aussi m'a parfois déstabilisé, car je ne suis pas vraiment habituée à lire un livre avec un vocabulaire si différent... Il faut dire aussi que j'ai noté beaucoup d'extraits qui m'ont beaucoup plu !

Je pensais que la création de la communauté de Djambo se ferait bien plus rapidement ! En fait, la plus grande partie de ce livre est consacré à la vie de Djambo, avant les Vingt-Neuf. Ce qui n'est pas mal, car on apprend à le connaître, on voit ce qu'il a vécu, et on comprend plus facilement pourquoi il est devenu cet homme, ce grand sage si respecté par les Bishnoïs.

Le principe des vingt-neuf règles que doivent respecter les Bishnoïs m'a beaucoup plu. En respectant ces règles, ils vivent en harmonie avec eux-mêmes, la Terre et tout ce qui les entourent. C'est admirable ! Avec ces règles, même si les clans autour d'eux manquent d'eau et de nourriture, eux en ont encore pleins ! Le moment où l'auteure décrit le massacre de Khejarli m'a fait serrer les dents et les poings. Ça m'a révolté de voir que ces hommes se foutaient complètement des Bishnoïs ! De savoir que c'est un fait vécu rend l'histoire plus touchante...

Le fait est que malgré les quelques siècles qui nous séparent de ces évènements, nous vivons un peu la même chose, nous avons les mêmes craintes que les gens de cette époque. Ce livre nous ouvre les yeux sur bien des choses, que nous devrions prendre en considération avant qu'il soit trop tard. Comme le dit Irène Frain : « Nous pouvons nous recréer. Et recréer le monde. Ensemble, et par nous-mêmes. »

Mention spéciale à la couverture, que je trouve sublime. Elle représente très bien le contenu du. Même, je trouve que Djambo ressemble à cet arbre. Malgré l'aridité des gens (du désert pour l'arbre), il continue à vivre, à pousser, à grandir. Notons aussi qu'il y a utilisation d'un papier offset Alisado 90 g, ainsi que d'encres fabriqués à partir d'huiles végétales. Beau geste écologique !

En conclusion, malgré quelques passages un peu particulier et fastidieux, je ne regrette pas du tout d'avoir lu ce livre, qui m'a permis d'agrandir un peu ma culture. Un énorme merci au forum Livraddict et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat. Vous m'avez permis de découvrir une nouvelle auteure, ainsi qu'un genre de livre qui se retrouve rarement entre mes mains. Merci !

« Si vous voulez de l'eau, dit Djambo ce soir-là pour la première fois, commencez par la chercher au fond de vous, soyez à vous-même une source. Et ensuite, rappelez-vous que la nature est un corps, un corps immense, dont nous ne sommes , nous, les humains, qu'une infime partie. Mais si petits soyons-nous, nous nous en sommes pris à ce corps et l'avons gravement blessé. Donc, à nous de la guérir. Non par une religion de plus, mais par une nouvelle façon de vivre, une humble façon. Car nous ne changerons le monde en grand que si nous commençons, misérables corpuscules que nous sommes, par le changer en tout petit. Et soyons patients, car le seul lieu des hommes, ce n'est ni leur champ ni leur village, ni leur ville, ni même leur pays. C'est le temps. »

Michel Lafon - 456 pages